<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/"
	>

<channel>
	<title>Sonia Chamkhi's Weblog</title>
	<atom:link href="http://moustaches.wordpress.com/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://moustaches.wordpress.com</link>
	<description>couverture de mon livre - éditions Elyzad</description>
	<lastBuildDate>Sun, 12 Jul 2009 19:05:06 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.com/</generator>
	<language>fr</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<cloud domain='moustaches.wordpress.com' port='80' path='/?rsscloud=notify' registerProcedure='' protocol='http-post' />
<image>
		<url>http://www.gravatar.com/blavatar/7814caef6777c318fc51fefa2c7ebd5d?s=96&#038;d=http://s.wordpress.com/i/buttonw-com.png</url>
		<title>Sonia Chamkhi's Weblog</title>
		<link>http://moustaches.wordpress.com</link>
	</image>
			<item>
		<title>Leïla ou la femme de l&#8217;aube, l’annonce du désenchantement et de la transcendance</title>
		<link>http://moustaches.wordpress.com/2009/07/12/leila-ou-la-femme-de-laube-l%e2%80%99annonce-du-desenchantement-et-de-la-transcendance/</link>
		<comments>http://moustaches.wordpress.com/2009/07/12/leila-ou-la-femme-de-laube-l%e2%80%99annonce-du-desenchantement-et-de-la-transcendance/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 12 Jul 2009 19:05:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>soniachamkhi</dc:creator>
				<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[angoisses]]></category>
		<category><![CDATA[attentats du 11 septembre]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[bombe]]></category>
		<category><![CDATA[citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[désenchantement]]></category>
		<category><![CDATA[Leîla ou la femme de l'aube]]></category>
		<category><![CDATA[lettres d'amour]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[martyr]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[société patriarcale]]></category>
		<category><![CDATA[sonia chamkhi]]></category>
		<category><![CDATA[suicide]]></category>
		<category><![CDATA[transcendance]]></category>
		<category><![CDATA[tyranie]]></category>
		<category><![CDATA[viol]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://moustaches.wordpress.com/?p=231</guid>
		<description><![CDATA[

Lecture dans la deuxième partie de Leïla ou la femme de l’aube par  Mohamed Bahi
Il y a quelques semaines, je vous ai proposé la lecture de M. Mohamed Bahi, professeur  de lettres françaises de l&#8217;université marocaine, du texte introducteur de mon roman Leïla ou la femme de l&#8217;aube, et aujourd&#8217;hui, je récidive, en [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=moustaches.wordpress.com&blog=1902829&post=231&subd=moustaches&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">
<p style="margin-bottom:0;" align="center"><strong>Lecture dans la deuxième partie de Leïla</strong><em><strong> ou la femme de l’aube </strong></em><span style="font-style:normal;"><strong>par</strong></span><em><span style="font-weight:normal;"> </span></em><em><strong> Mohamed Bahi</strong></em></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Il y a quelques semaines, je vous ai proposé la lecture de M. <strong>Mohamed Bahi</strong><span style="font-weight:normal;">,</span><strong> </strong><span style="font-weight:normal;">professeur </span><strong> </strong><span style="font-weight:normal;">de lettres françaises de l&#8217;université marocaine, du texte introducteur de mon roman </span><em><strong>Leïla ou la femme de l&#8217;aube</strong></em><span style="font-weight:normal;">, et aujourd&#8217;hui, je récidive, en vous soumettant sa lecture</span><strong> </strong><span style="font-weight:normal;">du texte  introducteur  de la deuxième partie</span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="center"><strong>Texte  introducteur  de la deuxième partie ou l’annonce du désenchantement et de la transcendance</strong></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="center">
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Le texte introducteur de la seconde partie est pris en charge exclusivement par le narrateur anonyme. Son regard se focalise sur Leïla qui traverse l’avenue Habib Bourguiba à Tunis : les grands édifices se déploient devant elle et créent  l’espace extérieur à arpenter &#8211; le théâtre municipal, la banque avec ses comptes corrompus, l’Ambassade de France (évocatrice du rapport à l&#8217;Occident). L’art, la finance, la présence extérieure, &#8211; la France, ancienne puissance coloniale – se côtoient en autant de signes à déchiffrer. L’indicateur temporel, 11 septembre, souvenir d’un événement tragique, &#8211; allusion aux attentats de 2001 contre les U.S.A -, sans précision exacte de l’année, temps de l’écriture &#8211; déclenche en elle un désir de se faire pulvériser, elle et tous les badauds qui envahissent la rue,  par une bombe ; s’élever au rang de martyr, se faire tuer en accomplissant un acte héroïque dans l&#8217;espoir de réveiller son peuple   de sa léthargie. Elle dit que c&#8217;est un sort atroce ( respirer la charogne) qui attend les « conards », allusion à ce peuple qu&#8217;elle qualifie de vain et qu&#8217;elle décrit obnubilé par la consommation (emplettes, sachets en plastique, cartons de vaisselle).</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Rentrée chez elle le soir,  elle pense à un suicide qui serait une mort digne, une mort qui donnerait un sens ultime à son acte. En ouvrant la fenêtre, elle souhaite se dissoudre dans le néant, s’envoler comme un oiseau et échapper à une atmosphère étouffante et oppressive ( ouverture de la fenêtre). En consultant la rubrique de nécrologie d’un journal, elle souhaite  y lire la mort de Iteb, ou plutôt la mort de  l’amour  dont elle n’arrive pas à se défaire. La mort devient ainsi une obsession : partir, mais comment ? Leïla sombre dans une angoisse : elle ne supporte ni la violence perpétrée contre les faibles ( le frère de sa copine d’école battu par son propre père, Souad sa voisine engrossée, abandonnée qui s&#8217;est suicidée), ni la résignation d’un peuple passif qui se laisse guider par ses instincts, ni la vie dans un pays sous surveillance policière : « une vielle quadrillée par ses sbires ».  «  Leïla s’ennuie de vivre »?  Pour chasser ces images et se donner des forces, elle recourt à la musique, remède habituel.  Mais elle n’arrive pas à retrouver son calme, la violence des images d’un film vu la veille où deux hommes agressent et violent une adolescente la tourmentent sans cesse. Leïla essaie de percer le secret de cette violence chez l’homme en essayant de la vivre. Angoissée certes, elle résiste et garde espoir dans l’avenir. En attendant, Leïla s’est coupée du dehors en érigeant autour d’elles des murs qui la protégeraient d’un monde féroce et désinvolte. Toutefois la rencontre avec Nada, une ancienne condisciple, la tirera de son enfer et influencera la suite de ses récits, jugés moins transparents.</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><strong>Contrairement</strong> au texte introducteur de la première partie où deux narrateurs se relaient, celui de la seconde partie est relaté exclusivement par le narrateur. Les paroles de Leïla sont rapportées sous forme de discours directs (passages  écrits en italique) ou sous forme de discours narrativisés.</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Le texte est soumis à une organisation rigoureuse, plutôt logique que chronologique :</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">-  Désarroi  de Leïla  et souhait de mort ;</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">-  Les causes de l’angoisse de Leïla : la violence contre  la femme (film) ; la léthargie et la dérive sociale (attentat)</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">-  Rencontre de Leïla avec Nada : bouée de sauvetage ;</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">-  Retour aux causes de l’angoisse de Leïla : la violence contre les faibles ; l&#8217;attrait du vide et de l&#8217;anéantissement</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">-  Lettres de Leïla à Iteb dans l’espoir de le récupérer, annonce de l’échec de l’entreprise de Leïla vivant dans une ville sous<strong> </strong>surveillance policière (écho de la sixième lettre de la première partie, <em>Citoyens vos papiers</em>, où par l&#8217;évocation des funérailles du Leader Habib Bourguiba, Leïla exprime son indignation: « comment osent-ils nous dénigrer, nous mépriser à ce point? »</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Une autre organisation, sous-tendant le texte introducteur, est rendue par les formes verbales, l’alternance des temps commentatifs et des temps narratifs: le récit commence par le temps présent : bouillonnante, « Leïla marche en bas des escaliers » et nourrit le sentiment de se faire exploser. Avec le présent, s’expriment la proximité et la tension,  avant que le temps<strong> </strong>futur, par lequel se profile une lueur d’espoir à l’horizon, ne surgisse : « Nada émergera du tréfonds de l’amitié de naguère », ces deux temps relèvent des temps commentatifs.</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Le récit enchaîne ensuite avec les temps narratifs : «  Lorsqu’au détour d’une rue, une jeune femme la bouscula », Leïla se projette dans un passé lointain qui l’arracherait  à un présent impitoyable, mais ce passé est fait d’actions ponctuelles de courtes durées ;  passage qui relate la rencontre entre Leïla et  Nada ; puis c’est le retour aux temps commentatifs : « Depuis que Leïla a vu ce maudit film »,  c’est encore le retour de la tension avec  des scènes au  passé composé qui continuent à peser sur le présent : « Depuis que Leïla a vu ce maudit film de viol et de mort, que d’images de son adolescence ont jailli ! […] Leïla est fatiguée du monde ?»; Leïla a été témoin de bien des violences durant son adolescence ; puis enfin, c’est le futur avec les lettres pour Iteb à qui Leïla s’attache encore. Parviendra-t-elle à le faire plier ? Le narrateur est catégorique : « ses lettres échoueront plus haut… ». Le récit oscille entre  un présent douloureux, un passé déconcertant et un avenir miroitant un certain espoir.</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">La prise de position du narrateur à l’égard de Leïla est manifeste : cette attitude est soulignée par l’adjectif  « lâche » dont il la  qualifie ; La substitution du nom propre par le nom commun «  la lâche Leïla » (antonomase en jargon rhétorique) ravale Leïla au rang d’un personnage ordinaire, C’est Nada qui occupera, paraît-il, le premier rang dans la suite du récit. Les récits  de Leïla qualifiés de « marécageux », autrement dit de boueux, de peu clairs, confirment cette «  dévalorisation ».  Les tentatives de Leïla de récupérer Iteb s’annoncent vaines ; ses lettres, selon le narrateur, s’évaporent au-dessus des collines et d’une ville oppressive. Faudrait-il se fier aux paroles du narrateur? Si oui, la lecture de la suite  du roman serait inutile. Cependant le narrateur  ne justifie pas -pour le moment- la lâcheté de Leïla ; son attention se concentre, en premier lieu, sur Nada. Le lecteur se voit ainsi entraîné à achever la lecture du récit pour en connaître  les tenants et les aboutissements. En tout cas, les lettres de Leïla finissent par devenir un alibi pour aborder la violence qui secoue la société, la condition difficile d’un type de femmes, le racisme, la lâcheté d’une population guidée par ses instincts et enfin la tyrannie ordinaire à laquelle est soumise la ville/le pays. Leïla est-elle lâche? Peut-elle faire preuve, à contre courant de ces implacables déterminismes sociaux et politiques, de courage voire d&#8217;obstination? Le narrateur  qui se plaît dans sa fonction de contrôle détient l’information ; Leïla est de retour à Tunis, mais il n’en révèle pas les raisons. Ses informations sont-elles, alors, complètes ? Leïla réussira-t-elle, malgré tout, à faire revenir Iteb? Son entreprise était-elle en définitive uniquement nourrie par le désir de se réconcilier avec son amoureux d&#8217;enfance? Leïla ne tenterait-elle pas plutôt à travers son obstination amoureuse, à raconter tous ses sabotages  sociaux, religieux, politiques qui font que la majorité des siens sont dessaisis de leur propre vie, de leur histoire personnelle et intime, collective et citoyenne? Par son acte d&#8217;écriture, Leïla ne transcende-t-elle pas en définitive tous les clivages et toutes les barrières  pour s&#8217;accorder une voix (et une voie) de liberté?</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="right">
  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/moustaches.wordpress.com/231/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/moustaches.wordpress.com/231/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/moustaches.wordpress.com/231/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/moustaches.wordpress.com/231/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/moustaches.wordpress.com/231/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/moustaches.wordpress.com/231/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/moustaches.wordpress.com/231/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/moustaches.wordpress.com/231/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/moustaches.wordpress.com/231/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/moustaches.wordpress.com/231/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=moustaches.wordpress.com&blog=1902829&post=231&subd=moustaches&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://moustaches.wordpress.com/2009/07/12/leila-ou-la-femme-de-laube-l%e2%80%99annonce-du-desenchantement-et-de-la-transcendance/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/31680c49456c246be3b678ded070df58?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">soniachamkhi</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Making of La vie est un songe</title>
		<link>http://moustaches.wordpress.com/2009/06/14/making-of-la-vie-est-un-songe/</link>
		<comments>http://moustaches.wordpress.com/2009/06/14/making-of-la-vie-est-un-songe/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2009 09:02:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>soniachamkhi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[making of]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[tunisie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://moustaches.wordpress.com/2009/06/14/making-of-la-vie-est-un-songe/</guid>
		<description><![CDATA[

	
	
	
	


C&#8217;est Le Making Of de La Vie est un Songe du metteur en scène tunisien Hacen Mouadhen d&#8217;après le texte de l&#8217;auteur espagnol Pédro Calderon de la Barca (né à Madrid le 17 janvier 1600).
La fable raconte l&#8217;histoire d&#8217;un roi, Basile, qui enferme son fils, Pédro, dans une tour. Des prophéties avaient, en effet, prédit [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=moustaches.wordpress.com&blog=1902829&post=229&subd=moustaches&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><span style='text-align:center; display: block;'>
<object type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="300" data="http://www.vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=5145342&amp;server=www.vimeo.com&amp;fullscreen=1&amp;show_title=1&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=01AAEA">
	<param name="quality" value="best" />
	<param name="allowfullscreen" value="true" />
	<param name="scale" value="showAll" />
	<param name="movie" value="http://www.vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=5145342&amp;server=www.vimeo.com&amp;fullscreen=1&amp;show_title=1&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=01AAEA" />
</object>
</span></p>
<p>C&#8217;est Le Making Of de La Vie est un Songe du metteur en scène tunisien Hacen Mouadhen d&#8217;après le texte de l&#8217;auteur espagnol Pédro Calderon de la Barca (né à Madrid le 17 janvier 1600).</p>
<p>La fable raconte l&#8217;histoire d&#8217;un roi, Basile, qui enferme son fils, Pédro, dans une tour. Des prophéties avaient, en effet, prédit au roi que son fils le tuerait. Pourtant, curieux de tester la validité de ces prédictions prophétiques, Basile libère son fils, le ramène au palais royal, l&#8217;érige en successeur et l&#8217;observe agir. Au préalable, il le fit endormir par des narcotiques. Pédro, qui se réveille dans la peau d&#8217;un roi puissant et redouté, croit rêver&#8230; Le rêve devait avoir une fin, mais les sentiments survivront à tout&#8230;</p>
<p>La pièce de Hacen Mouadhen suit la ligne dramatique générale du texte de Calderon de la Barca tout en l&#8217;épurant de ses aspects baroques et en faisant de l&#8217;espace théâtral et textuel un espace de débats et de controverses, pour réfléchir les non-dits de l&#8217;Histoire, son impensé et peut-être même son imposture.</p>
<p>Le film, quant à lui, tourné dans des conditions minimalistes, caméra portée par Sonia Chamkhi, la réalisatrice, alterne des moments de répétitions, italiennes, sur scène et en costumes et interviews, nourris parfois par l&#8217;inspiration et la grâce, d&#8217;autres par la tension et l&#8217;humour, et tente de retracer la genèse du spectacle théâtral et de saisir ses motivations et ses interrogations.</p>
<p>Avec: Slah M&#8217;Saddek, Béchir Gariani, Fatma Kharrat<br />
Image: Sonia Chamkhi<br />
Montage: Meher Zitouni</p>
  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/moustaches.wordpress.com/229/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/moustaches.wordpress.com/229/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/moustaches.wordpress.com/229/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/moustaches.wordpress.com/229/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/moustaches.wordpress.com/229/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/moustaches.wordpress.com/229/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/moustaches.wordpress.com/229/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/moustaches.wordpress.com/229/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/moustaches.wordpress.com/229/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/moustaches.wordpress.com/229/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=moustaches.wordpress.com&blog=1902829&post=229&subd=moustaches&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://moustaches.wordpress.com/2009/06/14/making-of-la-vie-est-un-songe/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/31680c49456c246be3b678ded070df58?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">soniachamkhi</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Visages de Mohamed Bouamoud et la réclusion solitaire de Tahar Ben Jalloun</title>
		<link>http://moustaches.wordpress.com/2009/05/19/visages-de-mohamed-bouamoud-et-la-reclusion-solitaire-de-tahar-ben-jalloun/</link>
		<comments>http://moustaches.wordpress.com/2009/05/19/visages-de-mohamed-bouamoud-et-la-reclusion-solitaire-de-tahar-ben-jalloun/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 19 May 2009 21:44:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>soniachamkhi</dc:creator>
				<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chienne de vie]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[l'Univers]]></category>
		<category><![CDATA[La réclusion solitaire]]></category>
		<category><![CDATA[littérature maghrébine francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Bouamoud]]></category>
		<category><![CDATA[prix Comar de la découverte]]></category>
		<category><![CDATA[solitude]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar ben Jalloun]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis des années 70]]></category>
		<category><![CDATA[Union Générale des Travailleurs Tunisiens]]></category>
		<category><![CDATA[vie de chien]]></category>
		<category><![CDATA[Visages]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://moustaches.wordpress.com/?p=120</guid>
		<description><![CDATA[
C&#8217;est  le hasard de la lecture qui a fait que je rencontre, en même temps, deux romans attachants qui de prime abord, excepté le fait de leur statut « d&#8217;objet littéraire », n&#8217;ont rien de commun.  Et je le confirme, le premier vient à peine de sortir, premier roman d&#8217;un jeune auteur  tunisien, récompensé [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=moustaches.wordpress.com&blog=1902829&post=120&subd=moustaches&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">C&#8217;est  le hasard de la lecture qui a fait que je rencontre, en même temps, deux romans attachants qui de prime abord, excepté le fait de leur statut « d&#8217;objet littéraire », n&#8217;ont rien de commun.  Et je le confirme, le premier vient à peine de sortir, premier roman d&#8217;un jeune auteur  tunisien, récompensé par le prix Comar de la découverte; et le second, sorti en 1976 (plus de trente ans déjà!) est l&#8217;œuvre d&#8217;un auteur prolifique, réputé et consacré entres autres par le prix Goncourt pour « <em>La Nuit Sacrée </em>» en 1987.</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><em><strong>Visages</strong></em> de <strong>Mohamed Bouamoud</strong> est un récit réaliste. <em><strong>La réclusion solitaire</strong></em><span style="font-weight:normal;"> de </span><strong>Tahar ben Jalloun</strong><span style="font-weight:normal;"> est plutôt un récit poétique et métaphorique. Et l&#8217;un et l&#8217;autre racontent en substance, la solitude, la perdition de l&#8217;être et l&#8217;absurdité de la vie. </span></p>
<p style="margin-bottom:0;font-weight:normal;" align="justify">Je ne reviendrai pas sur le roman de Tahar Ben Jalloun que je recommande à tout lecteur qui aime le déferlement des mots, l&#8217;écriture en vers, la verve hybride. Je ne reviendrai pas non plus sur la puissance poétique et discursive d&#8217;un auteur que je redécouvre si  talentueux, poète et parfaitement au clair de ses idées, des tenants et des aboutissements  de ses opinions et des valeurs qu&#8217;il défend.</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-weight:normal;">Je souhaite plutôt vous parler de </span><em><strong>Visages </strong></em><span style="font-weight:normal;">de Mohamed Bouamoud. Récit réaliste, ai-je dit, porté par  un style alerte, rythmé, simple et souvent décalé. Un style nourri d&#8217;un humour sain, rafraîchissant et tendre. </span><strong>Un humour qui ne manque ni d&#8217;âme ni de courage</strong>.</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Le roman raconte l&#8217;histoire de Dhahbi Boujemaâ, ouvrier aux écritures, qui prend part, sans s&#8217;en apercevoir et encore moins en mesurer les conséquences,  à la crise qui opposa, au milieu des années 70, l&#8217;Union Générale des Travailleurs Tunisiens aux autorités locales. Et il sera du mauvais côté: celui des mouchards, des vendus, des traîtres.</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Dhahbi est le rejeton de Radhouane, le plus grand serrurier que Tunis eût jamais connu, alcoolique, marié à quarante neuf ans  à une femme, de quarante cinq ans, qu&#8217;il n&#8217;a ni choisie ni aimée,  Soussia, qui accoucha de ce  misérable prématuré : « <em>Une nullité. Tout juste un crachat bavé un soir de grande saoulerie entre les jambes d&#8217;une femelle très assoiffée de vie, elle qui n&#8217;y croyait</em> plus», devenu au fil des années de misère et d&#8217;abandon affectifs:: « <em>Coupable d&#8217;être né. Coupable d&#8217;être venu à la vie. Coupable de s&#8217;être accroché à la vie. Coupable d&#8217;avoir un peu trop espéré de la vie. Coupable d&#8217;être sans l&#8217;être tout à fait un homme parmi les hommes. L&#8217;ombre des hommes. Un rien</em>. »</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Dans la dernière page de son roman, <em>La réclusion </em><em><span style="font-weight:normal;">solitaire</span></em><span style="font-weight:normal;">, Tahar ben Jalloun récapitule le parcours de son héros, un travailleur immigré sans nom et sans visage, amoureux de l&#8217;image d&#8217;une femme née du rêve et de l&#8217;absence: </span><em><span style="font-weight:normal;">« Tu vois? Je vais te dessiner l&#8217;itinéraire d&#8217;un expatrié: misère locale – passeport – corruption – humiliation – visite médicale – office de l&#8217;immigration – voyage – longue traversée – logement de hasard – travail – métro – la malle – la masturbation – la foudre – l&#8217;accident – l&#8217;hôpital ou le cimetière – le mandat – les vacances – les illusions – le retour – la douane – l&#8217;hôpital – la mort – l&#8217;accident &#8211;  la masturbation – la putain – la chaude pisse – le métro – des images – des images&#8230; »</span></em></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;font-weight:normal;" align="justify">Alors paraphrasons  Ben Jalloun et récapitulons le parcours de Dhahbi: journée de chien – mise à pied – oisiveté – taverne des dockers – lablabi à la rue Charles de Gaulle – rencontre avec une chatte Hayet qu&#8217;il adopte – appartement qui pue le renfermé &#8211; Bar  L&#8217;univers – la putain – bières – lablabi – café express – Hayet – casino – la putain &#8211; mobilier et matériel de bureau – moquerie – mépris –des images &#8211; Bar  L&#8217;univers &#8211;  oisiveté – taverne des dockers – lablabi – Hayet – la liste des fouteurs de troubles, les grévistes – agression – lynchage – honte – mise en quarantaine – maladie de Hayet – des images  &#8211;  grève générale – mort de Hayet – meurtre – des images&#8230;</p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;" align="justify">
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-style:normal;"><span style="font-weight:normal;">Cette descente aux enfers, Mohamed Bouamoud la raconte avec précision, en nommant les lieux, les objets, en scrutant les détails et en les enrobant d&#8217;un humour particulier qui fait la force d&#8217;un récit poignant. Cet humour me plaît, moi qui n&#8217;aime pas le cynisme et l&#8217;ironie. Oui, il faudrait souligner cet humour aux amarres existentialistes, d&#8217;un tendre humanisme, débarrassé de toute extériorité  condescendante. Je crois que Mohamed Bouamoud aurait pu dire </span></span><span style="font-style:normal;"><strong>JE à la place de Dhahbi</strong></span><span style="font-style:normal;"><span style="font-weight:normal;">, tant il sent son désarroi, compatit pour ses faiblesses et comprend profondément ce malentendu existentiel qui fait qu&#8217;on ait <strong>une vie de chien, une chienne de vie</strong>. </span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-style:normal;"><span style="font-weight:normal;">Oui, c&#8217;est de l&#8217;humour humaniste. Ce </span></span>n&#8217;est pas de l&#8217;ironie. Car celle-ci est souvent une stratégie, un système, une doctrine: «<em> l&#8217;ironie est surtout un jeu de l&#8217;esprit. L&#8217;humour serait un jeu du cœur, un jeu de sensibilité </em>» disait Jules Renard. L&#8217;humour pardonne et comprend, là où l&#8217;ironie méprise et condamne. Pour cette raison, <em><strong>Visages </strong></em>de <strong>Mohamed Bouamoud</strong> est  un texte précieux car fait d&#8217;amitié, de complicité,  de tendresse et parfois d&#8217;une saine révolte. On rit de ce qui fait mal. Sans dédain, par compassion ou par refus. Une manière de relever (  élever) ceux qui tombent.</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">J&#8217;ai apprécié pleinement ce récit, j&#8217;ai aimé Dhahbi, j&#8217;ai senti une profonde amitié pour l&#8217;auteur. J&#8217;ai cependant eu une petite déception: je n&#8217;ai pas compris, ni adhéré à la sanction qu&#8217;il lui inflige à la fin. Ai-je trop aimé Dhabi? Est-ce Bouamoud qui n&#8217;a pas été jusqu&#8217;au bout de sa promesse de renverser, par son humour humaniste et existentiel, l&#8217;ordre établi, les idées et les valeurs dominantes?</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Gardons à l&#8217;actif de ce roman bien senti, de cet auteur à découvrir et à apprécier, qu&#8217;il ne ri  pas des autres, qu&#8217;il ne les sous-estime jamais et qu&#8217;il ne souffre nullement de la méprise des vrais valeurs.  Vivant et scrutant le monde du bon côté ( la posture est toujours essentielle), c&#8217;est  de l&#8217;imbécilité, de la méchanceté, du ridicule, de l&#8217;absurdité inhérents à la vie elle-même qu&#8217;il se moque. Souvent avec brio, toujours avec l&#8217;intelligence de l&#8217;esprit et du cœur. A lire absolument.</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">
  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/moustaches.wordpress.com/120/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/moustaches.wordpress.com/120/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/moustaches.wordpress.com/120/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/moustaches.wordpress.com/120/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/moustaches.wordpress.com/120/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/moustaches.wordpress.com/120/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/moustaches.wordpress.com/120/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/moustaches.wordpress.com/120/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/moustaches.wordpress.com/120/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/moustaches.wordpress.com/120/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=moustaches.wordpress.com&blog=1902829&post=120&subd=moustaches&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://moustaches.wordpress.com/2009/05/19/visages-de-mohamed-bouamoud-et-la-reclusion-solitaire-de-tahar-ben-jalloun/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/31680c49456c246be3b678ded070df58?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">soniachamkhi</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Récit d’une vie à deux voix, Leïla ou la femme de l&#8217;aube</title>
		<link>http://moustaches.wordpress.com/2009/05/10/recit-d%e2%80%99une-vie-a-deux-voix-leila-ou-la-femme-de-laube/</link>
		<comments>http://moustaches.wordpress.com/2009/05/10/recit-d%e2%80%99une-vie-a-deux-voix-leila-ou-la-femme-de-laube/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 09 May 2009 22:22:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>soniachamkhi</dc:creator>
				<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ariane]]></category>
		<category><![CDATA[aventure amoureuse]]></category>
		<category><![CDATA[condition de la femme arabe]]></category>
		<category><![CDATA[coran]]></category>
		<category><![CDATA[elyzad]]></category>
		<category><![CDATA[intertextualité]]></category>
		<category><![CDATA[Leîla ou la femme de l'aube]]></category>
		<category><![CDATA[littérature féminine arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Minotaure]]></category>
		<category><![CDATA[poésie arabe galante]]></category>
		<category><![CDATA[prix Comar]]></category>
		<category><![CDATA[prix Zoubeida B'chir]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[rapport mère-fille]]></category>
		<category><![CDATA[sexulaité arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Thésée]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://moustaches.wordpress.com/?p=116</guid>
		<description><![CDATA[

voici la lecture de M. Mohamed Bahi,  professeur de littérature française du Moyen-Atlas ( Maroc) du tout premier chapitre de mon roman Leïla ou la femme de l&#8217;aube (elyzad/ 2008), prix Comar du premier roman (2009) et prix Zoubeida B&#8217;chir de la création féminine (2008).

 Entrée ou Hors d&#8217;oeuvre
Le texte introducteur de Leila ou la [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=moustaches.wordpress.com&blog=1902829&post=116&subd=moustaches&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom:0;">
<p style="margin-bottom:0;"><strong>voici la lecture de M. Mohamed Bahi,  professeur de littérature française du Moyen-Atlas ( Maroc) du tout premier chapitre de mon roman <em>Leïla ou la femme de l&#8217;aube </em>(elyzad/ 2008), prix Comar du premier roman (2009) et prix Zoubeida B&#8217;chir de la création féminine (2008).<br />
</strong></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="color:#ff0000;"><strong> Entrée ou Hors d&#8217;oeuvre</strong></span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><strong>Le texte introducteur de</strong><em> <em>Leila ou la femme de l’aube est pris en charge par deux instances narratives : un narrateur anonyme et  Leila , le personnage principal, du moins dans ce premier chapitre sans titre. </em></em></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Le récit, pris en charge par un narrateur anonyme, se déploie sous le regard du lecteur. Les actions, semblables à des touches d’un peintre qui donne, à l’aide de son pinceau, des coups de brosse sur sa toile : Leila lave le sol à grande eau. Elle déverse l’eau des seaux dans toutes les pièces de son nouveau logis. Le lecteur a droit à une information : Leila s’installe dans un nouveau logement ; pourquoi ? Peut se demander le lecteur. Le regard se focalise ensuite sur les carreaux et débouche sur  une description….la narration se met en place : tentation du récit, avec des images mouvantes où viennent s’incruster des souvenir d’un corps épuisé. Le narrateur, à proximité de Leila, l’interpelle : <em>« Tes yeux Leila, sont aussi sensibles qu’une peau érodée »</em>.</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Leila arrache la parole au narrateur et se présente en apparaissant sur l’écran : âge, identité, situation familiale,(autant de points susceptibles d’être développés), aventure amoureuse, un peu détaillée, avec un certain Iteb,  dont la narratrice ne donne aucune caractéristique.</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Elle se contente de nous révéler qu’il vit en Occident (mais dans quel pays ?, le lecteur devra attendre). Le Nord qui sera opposé au Sud en matière d’amour. Puis c’est le retour à une mémoire chaotique faites d’images amassées en Orient et Occident. Leila puise dans le coran un verset pour traduire  l’état de sa mémoire : Images ténébreuses comparables à des vagues qui se superposent sur une mer insondable. Ce travail d’intertextualité révèle, en plus du nom (Leila) l’appartenance culturelle et géographique de Leila.</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Le premier narrateur lui arrache à son tour la parole et rappelle une scène de la veille: Leila dans sa nouvelle habitation: la fatigue de Leila est rendue par des comparaisons : allongée sur le sol, pareille à une morte,   immobile comme une bête agonisante. Endormie,  elle est envahie par des  rêves quelques fois cauchemardesques : Vautours voraces, elle vit l’aigle dévorer les morceaux de sa proie. Un autre passage écrit en italique est un autre texte dont  l’origine n&#8217;est pas précisée comme cela été le cas pour le verset coranique ( c’est de quel auteur!). Les images  du torero, de l’antichrist et Leila coincée entre ces deux images. Peut-on avoir un dehors si on n’a pas un dedans?</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Le narrateur prend ses distances avec le personnage de Leila. Cette distance est soulignée par l’emploi des temps du récit ( imparfait, passé simple) ; dans sa première intervention (premier paragraphe) où il utilise le temps du discours ( le présent en l’occurrence) et par l’emploi du tu. Mais il finit par se rapprocher d’elle et en revenant aux temps du discours : Engloutie par un abîme, Leila se souvient. La mémoire trouée, soulignée par une belle métaphore, laisse filtrer des bouts de souvenir, indépendamment de la volonté de l’héroïne enfiévrée, : «  <em>Sa mémoire, un tamis usé secoué par des mains fébriles, laisse échapper les images du passé »</em> . Le narrateur premier revient  à la scène du lavage du sol avec une précision : «<em> Ce matin, elle lave le sol à l’eau de Javel</em> ». Mais travail inachevé dont se chargera  le vent. Sinon l’orage  détruira le récit et écrira un autre texte à la manière d’un cadavre exquis où la forme précèdera le sens. . C’est le retour au méta-récit comme  au commencement du roman</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Le narrateur premier prend le récit en charge soit à travers un récit narrativisé soit à travers un récit rapporté » ( Puis-je encore, se dit-elle, supporter) ; <em>Ah ! se dit-elle les lettres de mes amoureux »</em> Le regard se focalise sur les objets : cartons, vêtements&#8230;. Leila, comme dans ses souvenirs, ne parvient pas à mettre de l’ordre dans « le chaos de son existence «  le courage lui fait défaut ». Elle essaie de se débarrasser de ses vêtements et de ses objets chargés de souvenirs. Ses doutes de refaire une nouvelle vie, même en changeant de ville, la tourmentent :</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><em> -Son entreprise est vaine</em></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><em>Pourra-t-elle vraiment recommencer à zéro ?</em></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><em>Dans son for intérieur, elle sait bien que le fil est rompu et quand bien même elle réussirait à coup de persévérance à s’intégrer, elle n’en veut plus.</em></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Leila est à bout de ses forces. Le pays est pour elle une cellule  où elle étouffe. Les autres lui empoisonnent la vie. Elle est étrangère et sans appui dans son pays :</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><em>Puis-je encore, se dit-elle, supporter cet univers âcre et humide comme une cellule de prison, affronter ses risibles et implacables hypocrisies. Toutes les viles de ce pays sont avides et ingrates.</em></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Le regard dynamique se focalise cette fois sur un carton de souliers rempli de lettres, une tactique pour orienter le récit vers l’objectif tracé. Lectures de  morceaux de lettres :  l’une des premières lettres dédiée à son premier amour est révélatrice d’une période d’insouciance et d’innocence : amour intense  des deux tourtereaux âgés de onze ans, baignades dans la mer, la fraîcheur des corps, la saveur de l’eau, caresses, sourires, odeurs enivrantes des corps. Leila donne pour la première fois quelques caractéristiques physiques de Iteb : ta peau d’ébène, l’éclat de tes yeux couleur safran ; l’index de tes mains potelée.</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Suite à la lecture de ce passage, Leila  continue  de révéler  ce passé au style direct ; le premier narrateur se tait de nouveau. Ce retour en arrière, d’une portée de quinze ans, sera suivi d’une ellipse de plusieurs années : des années plus tard, bien plus tard ». Elle rapporte  des bribes de parole de Iteb , puis se rappelle  son visage et complète la description qu’elle en a faite : <em>Ce visage, au menton carré, aux lèvres charnus, au front si lisse »</em>.  Ce visage habitera Leila qui le cherche dans ses errances en dévoilant que  des différends  entre les deux amants ont commencé  à partir de leurs seize ans, cinq ans après le début de leur relation. C’est au collège de Byrsa, indication  topographique à l’intention du lecteur,  c’est en Tunisie, et plus précisément à Carthage que se passent les premiers événements.</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Une autre ellipse : «  j’ai vingt-huit ans&#8221; .  Nouvelle vie,  univers intellectuel, les regards haineux portés sur les femmes et les étrangers. Le lecteur se demandera pourquoi les étrangers. Au lieu de décrire le lieu comme traducteur des sentiments ( tristesse, chagrin, aigreur, comme le veut la tradition réaliste) la narratrice suggère qu’elle constitue, elle et  le monde extérieur  deux univers différents qui n’arrivent pas à communiquer.</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">De nouveau une ellipse : «<em> à la veille de mes trente ans, mon regard perce les alliances claniques, le mercantilisme des rapports</em> »<strong>. </strong>Leila a mûri dans la souffrance. Elle commence à sentir le poids des coups qu’elle encaisse ; Parler de ces choses ne peut que la faire souffrir davantage. Un tu, premier amour ou un autre ? le lecteur ne le saura qu’au paragraphe suivant, c’est Iteb. Que signifie ce nom : s’agit-il de la traduction du mot arabe ÎTAB, qui veut dire reproche ?</p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Leila cède la parole au narrateur anonyme : elle écrira une lettre à Iteb chaque jour, elle rompra sa retenue pour l’enfermer dans les souffrances où il l’avait enfermée. Humiliée, elle se révolte et  décide de subjuguer son premier amour par l’écriture, A la manière de Ariane, Iteb (Thésée) va-t-il revenir sain et sauf ou sera-t-il dévoré par le Minotaure ? ne trahira-t-il pas Ariane ?  le lecteur se posera assurément  ces questions. Mais Leïla ( Ariane) ne se laissera pas faire, elle refuse le sort d’Ariane, elle décide de se transformer en vampire pour sucer le sang d’Iteb,  en araignée pour l’enfermer dans sa toile, en une terre inondée pour redonner vie.  Ce sont là autant d’images qui traduisent  la détermination de Leila. Réussira-t-elle ou non dans ces tentatives ?</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Leïla se met devant son ordinateur : ce premier chapitre n’est-il  qu’un prétexte pour déclencher l’écriture ? S’agit-il d’un hors d’œuvre pour inviter le lecteur à dévorer le livre ? Le lecteur ne sera-t-il pas la proie d’une  narratrice avide?</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="right">Mohamed Béhi</p>
  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/moustaches.wordpress.com/116/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/moustaches.wordpress.com/116/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/moustaches.wordpress.com/116/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/moustaches.wordpress.com/116/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/moustaches.wordpress.com/116/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/moustaches.wordpress.com/116/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/moustaches.wordpress.com/116/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/moustaches.wordpress.com/116/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/moustaches.wordpress.com/116/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/moustaches.wordpress.com/116/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=moustaches.wordpress.com&blog=1902829&post=116&subd=moustaches&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://moustaches.wordpress.com/2009/05/10/recit-d%e2%80%99une-vie-a-deux-voix-leila-ou-la-femme-de-laube/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/31680c49456c246be3b678ded070df58?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">soniachamkhi</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Leïla ou la femme de l&#8217;aube, prix Comar 2009 du Premier roman</title>
		<link>http://moustaches.wordpress.com/2009/05/07/leila-ou-la-femme-de-laube-prix-comar-2009-du-premier-roman/</link>
		<comments>http://moustaches.wordpress.com/2009/05/07/leila-ou-la-femme-de-laube-prix-comar-2009-du-premier-roman/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 07 May 2009 08:47:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>soniachamkhi</dc:creator>
				<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[avenue habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[condition de la femme arbe]]></category>
		<category><![CDATA[crime]]></category>
		<category><![CDATA[kairouan]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Ben Ouanes]]></category>
		<category><![CDATA[le fou de Leïla]]></category>
		<category><![CDATA[Leîla ou la femme de l'aube]]></category>
		<category><![CDATA[littérature arabe féminine]]></category>
		<category><![CDATA[pasion]]></category>
		<category><![CDATA[prix Comar]]></category>
		<category><![CDATA[sonia chamkhi]]></category>
		<category><![CDATA[tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Zoubeïda B'Chir]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://moustaches.wordpress.com/?p=112</guid>
		<description><![CDATA[
Récompensé par deux prix littéraires: le prix Zoubeida B&#8217;chir de la création féminine et le prix Comar du premier roman, mon roman Leîla ou la femme de l&#8217;aube s&#8217;enrichit chaque jour par les rencontres et les débats qu&#8217;il ne cesse de susciter.
Aujourd&#8217;hui, je vous propose trois points de vue, le mien, celui de Sophie, et [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=moustaches.wordpress.com&blog=1902829&post=112&subd=moustaches&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Récompensé par deux prix littéraires: le prix <strong>Zoubeida B&#8217;chir de la création féminine </strong>et le prix <strong>Comar du premier roman</strong>, mon roman <em><strong>Leîla ou la femme de l&#8217;aube</strong></em> s&#8217;enrichit chaque jour par les rencontres et les débats qu&#8217;il ne cesse de susciter.</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Aujourd&#8217;hui, je vous propose trois points de vue, le mien, celui de Sophie, et celui croisé, de Kamel Ben Ouanes et de moi-même, à l&#8217;issue d&#8217;une interview qui nous a réuni.</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Dans «  Leîla ou la femme de l&#8217;aube » je fais le portrait de  deux femmes: Leîla qui renonce  à l&#8217;amour, qui se veut d&#8217;abord une femme libre, qui veut comprendre  et Nada, qui ose aimer (amour adultérin) jusqu&#8217;à se perdre, commettre le crime et échouer à l&#8217;asile psychiatrique</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Pour faire court, c&#8217;est l&#8217;envers du fou de Leîla ( Majnoun Leîla, 2è siècle de l&#8217;hégire, le célèbre Qays B. al-Mulawwah&#8217;, membre de la tribu des Benî &#8216;Udhrâ)  : une femme parle de l&#8217;amour, de l&#8217;absence de l&#8217;aimé, du désir charnel, de l&#8217;errance solitaire et de la folie, elle remet en cause l&#8217;amour platonique, la mystification de l&#8217;idéal de la pureté et  élève la voix interdite ( awra&#8217;) des femmes pour arracher leur droit à l&#8217;expérience, au désir, à l&#8217;invention d&#8217;un nouvel être débarrassé des legs de l&#8217;Histoire, du mythe de la Victoire et des interdits ancestraux..</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">Un roman fait de portraits d&#8217;abords mais aussi de paysages:  c&#8217;est d&#8217;abord, la Tunisie actuelle avec ses villes , ses hommes et ses femmes. Essentiellement deux villes: Tunis la moderne, creuset de toutes les origines et de toutes les cultures du pays (d&#8217;où le chant, les proverbes, et l&#8217;avenue Habib Bourguiba),  lieu de l&#8217;Histoire et des métamorphoses avec ses cafés, ses banques, ses bars et ses kiosques à journaux&#8230;ensuite Kairouan, la mythique, lieu de l&#8217;islam, du soufisme et de la poésie islamique d&#8217;où le choix de Rabii, l&#8217;amant poète et magistrat de Nada. Ce personnage, que je peint comme un poète décadent, me permet de revisiter la poésie arabe, notamment galante.</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify">
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-size:small;"><strong>La lecture de Sophie</strong></span><span style="font-size:small;">: </span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:times new roman,new york;"><span style="font-size:small;">En relisant votre roman, je me rends compte, combien l&#8217;idée de la « nudité » est cruciale, c&#8217;est récurrent dans votre texte, soit au sens concret, physique du terme (le désir que Leïla a de vouloir jouir de son corps et de le connaître comme tel; dans ce sens, la nudité c&#8217;est l&#8217;épreuve de sa liberté), soit au sens plus métaphysique : la nudité comme connaissance en ce point ultime de coïncidence avec soi, qui alors confinerait même au divin, à la grâce dont précisément Leila dit à la fin qu&#8217;elle ne l&#8217;a pas reçue ; une grâce qui, par définition, serait le propre de qui peut s&#8217;affranchir des mots &#8211; pauvre médiation humaine,  imparfaite, insuffisante, à laquelle est pourtant réduite l&#8217;Homme, qui ne pourra ainsi jamais connaître la transparence, la pure coïncidence entre le sentiment vécu et ce que les mots peuvent signifier, ou dire. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:times new roman,new york;"><span style="font-size:small;">Leïla, en touchant cette impossibilité qu&#8217;elle exprime en dernière page, me semble incarner la triste et tragique condition de l&#8217;Homme. C&#8217;est ce qui donne aussi sa profondeur à votre texte&#8230;.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:times new roman,new york;"><span style="font-size:small;">Une phrase aussi clef pour la notion de nudité, de zéro etc&#8230;: &#8220;Je cherche ma teinte. Je ne sais pas qui je suis&#8230;&#8221;. J&#8217;adore ce passage, et là on est bien au degré zéro d&#8217;une identité qui se cherche.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="justify">
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:times new roman,new york;"><span style="font-size:small;"><strong>L&#8217;interview de Kamel Ben Ouanes: </strong></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;"><em><strong>Quelle est selon vous, la fonction de l&#8217;écriture? Autrement dit, que représente pour vous cet acte de dire le monde et de construire une situation ou un récit?</strong></em></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;">Je suis heureuse de votre première question, je pense qu&#8217;elle touche à l&#8217;essentiel, puisque écrire, activité qui remonte à l&#8217;aube des temps, demeure encore et toujours structurellement indispensable à l&#8217;Homme.  L&#8217;écriture est d&#8217;abord cette médiation entre l&#8217;Homme et la vie, c&#8217;est à travers elle que l&#8217;Homme interroge l&#8217;existence, cherche la vérité de l&#8217;être et si possible son Sens. Et dans cette médiation, il y a un besoin d&#8217;échange, dans une forme de réciprocité entre celui qui écrit et celui qui lit. Et la raison de ce besoin d&#8217;échange est probablement comprendre, c&#8217;est nécessaire pour la mémoire ou le passé si l&#8217;on veut, le présent et son lot d&#8217;expériences et l&#8217;avenir et sa part d&#8217;inconnu, d&#8217;interminé. C&#8217;est nécessaire pour nous tous.</span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;">J&#8217;écris donc pour comprendre, pour interroger cette part d&#8217;humanité en moi et je sais cette médiation imparfaite, insuffisante d&#8217;où la douleur d&#8217;écrire car comment faire coïncider le sentiment vécu, l&#8217;intériorité de l&#8217;être avec ce que les mots peuvent signifier? </span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;">Ecrire un récit, cet acte de dire le monde, comme vous le dites,  c&#8217;est prendre ce risque d&#8217;une médiation intérieure, dans l&#8217;intimité de son être, et espérer partager l&#8217;expérience, témoigner ou comprendre, et être dans cette justesse et cette émotion qui puisse éveiller le désir, interpeller les coeurs et solliciter l&#8217;esprit. Et j&#8217;aimerai dire qu&#8217;écrire ce n&#8217;est pas uniquement dire le monde, mais peut-être également le réinventer: pour cela, il suffit parfois que le récit bouscule les « vérités » établies, une certaine doxa, et quelques représentations figées car ne tenant pas compte de la complexité voire de la versalité du réel. Et c&#8217;est cela le versant entraînant de l&#8217;écriture: participer à un nouvel ordre, inventer un devenir et croire en son innocence. </span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;"><em><strong>Pouvions nous affirmer que votre roman s&#8217;articule essentiellement autour du portrait et de l&#8217;itinéraire d&#8217;une femme dans le contexte social et culturel tunisien? Ou mieux encore, le recours au « je » laisse supposer un intérêt pour la dramaturgie de l&#8217;autoportrait.</strong></em></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;">Vous pouvez le dire à condition de parler d&#8217;une génération de femmes tunisiennes, aujourd&#8217;hui âgées entre 30 et 40 ans, et non pas d&#8217;une seule femme. D&#8217;abord parce que le roman est structuré en deux grandes parties. La première partie relate effectivement le parcours de Leîla, métisse, divorcée et stérile qui interroge sa peau, sa religion, son métier, son rapport à l&#8217;amour et son horizon de liberté; et la deuxième partie raconte celui de Nada, son amie d&#8217;adolescence qu&#8217;elle retrouve sur l&#8217;artère de l&#8217; avenue Habib Bourguiba.  Et Nada ne ressemble pas à Leîla. </span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;">Leila se veut lucide, elle cherche à comprendre les règles du jeu, elle scrute les injustices sociales, l&#8217;humiliation des plus démunis, et cherche à arracher une dignité pour elle mais également pour tous les gens comme elle qui ont connu la misère, le dénigrement voire même l&#8217;exclusion.  Et si elle y parvient c&#8217;est au prix de beaucoup de douleur, de renoncement -y compris le renoncement à l&#8217;amour- et le consentement à la solitude. </span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;">Nada, elle, n&#8217;est pas tributaire de ce déterminisme de classes, elle est cet être du désir capable de se perdre pour un frisson, pour la moindre pulsion de l&#8217;instant à vivre. Elle aime jusqu&#8217;à commettre le crime et invente une vérité qui se glisse dans les oreilles fines mais que les dupes appellent mensonge ou déraison. </span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;"><span lang="fr-FR">Et puisque l&#8217;une renonce à l&#8217;amour tandis que l&#8217;autre récidive, il est question d&#8217;hommes! Alors </span></span></span><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;"><span lang="fr-FR"><em>Leila ou la femme de l&#8217;aube</em></span></span></span><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;"><span lang="fr-FR"> n&#8217;est pas uniquement le portrait de ces femmes tunisiennes d&#8217;aujourd&#8217;hui mais également de l&#8217;homme tunisien, objet de leur désir, de leur sollicitude, de leur émoi, de leur déception et de leur quête! C&#8217;est peut-être un portrait en creux, mais l&#8217;homme tunisien est là, persistant, omniprésent ne serait-ce que parce que c&#8217;est à Iteb, son amoureux que Leîla écrit et se déchire et que c&#8217;est pour Rabii que Nada se consume et se perd&#8230;</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;"><strong>Y a t-il en cela une part d&#8217;une dramaturgie de l&#8217;autoportait, d&#8217;autant plus que comme vous le soulignez le récit est en partie pris en charge par un « je » que double ou dédouble la voix de la narratrice?</strong> </span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;">Probablement oui mais dans la mesure alors où je tiendrais des trois à la fois, de Leîla, de Nada et de la narratrice et puis de toutes les autres femmes Ommi Aïcha, Safa, tata Rébha,  Meryem, Hager, Radhia ou encore Béhija&#8230;.C&#8217;est le privilège de l&#8217;écriture: on invente son être par dissolution dans l&#8217;autre.</span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;"><em><strong>Votre roman se caractérise par une démarche qui refuse la narration classique. Quels sont les ressorts de ce choix?</strong></em></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;"><span lang="fr-FR"><em>Leîla ou la femme de l&#8217;aube</em></span></span></span><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;"><span lang="fr-FR"> est un roman épistolaire. Ce genre existe depuis le 17 ème siècle  mais il est probablement nouveau dans notre littérature tunisienne voire maghrébine et arabe. Il se démarque en effet de la narration classique d&#8217;autant plus qu&#8217;il est écrit en strates, en chapitres à la fois autonomes et articulés dans une construction d&#8217;ensemble. C&#8217;est le déroulement même de l&#8217;écriture qui d&#8217;abord m&#8217;imposa un élan et un rythme et ensuite cette souplesse narrative  m&#8217;a convenue parfaitement. Elle me permettait des accélérations, des répits, des mouvements d&#8217;humeur, des changement de tonalités d&#8217;un chapitre à un autre à l&#8217;image d&#8217;une caisse de résonance qui amplifie, provoque de l&#8217;écho ou encore ralentit la réception. Ce fil tenu, d&#8217;un effet différé   me permettait au même temps de maintenir vivace un fil conducteur du début à la fin du récit. Ce choix s&#8217;est d&#8217;autant plus imposé à moi en raison de la double voix énonciatrice, celle de Leîla  et celle de la narratrice et puis encore l&#8217;apparition de Nada dont l&#8217;histoire fascine tellement Leila qu&#8217;elle renonce à se raconter pour se dévoiler dans ce miroir plein de ferveur et de passion. C&#8217;est dire que ce sont probablement les personnages du récit, leur intériorité et la sphère où ils se déploient, qui vous imposent une écriture classique soit-elle ou moderne: la forme suit le fond et cherche, dans la diversité des écritures, une probable filiation.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="right">
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR" align="right">
  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/moustaches.wordpress.com/112/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/moustaches.wordpress.com/112/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/moustaches.wordpress.com/112/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/moustaches.wordpress.com/112/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/moustaches.wordpress.com/112/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/moustaches.wordpress.com/112/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/moustaches.wordpress.com/112/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/moustaches.wordpress.com/112/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/moustaches.wordpress.com/112/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/moustaches.wordpress.com/112/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=moustaches.wordpress.com&blog=1902829&post=112&subd=moustaches&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://moustaches.wordpress.com/2009/05/07/leila-ou-la-femme-de-laube-prix-comar-2009-du-premier-roman/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/31680c49456c246be3b678ded070df58?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">soniachamkhi</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Making off de Nouri Bouzid</title>
		<link>http://moustaches.wordpress.com/2009/01/24/making-off-de-nouri-bouzid/</link>
		<comments>http://moustaches.wordpress.com/2009/01/24/making-off-de-nouri-bouzid/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 24 Jan 2009 18:28:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>soniachamkhi</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[résumé]]></category>
		<category><![CDATA[tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma tunisien]]></category>
		<category><![CDATA[condition de la femme]]></category>
		<category><![CDATA[elharqa]]></category>
		<category><![CDATA[Fatma Ben Saidane]]></category>
		<category><![CDATA[film d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[homme arabe]]></category>
		<category><![CDATA[immigration clandestine]]></category>
		<category><![CDATA[Intégrisme islamique]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Abdelli]]></category>
		<category><![CDATA[Nouri Bouzid]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://moustaches.wordpress.com/?p=109</guid>
		<description><![CDATA[Un groupe de jeunes gens hilarants. Le décor signale une ville portuaire, le rythme saccadé d&#8217;une musique Rap, démonstration de danse, provocation et jeux de mots. Bahta (24 ans) et ses amis danseurs prennent l’embarcadère pour se mesurer en break dance  à une équipe adverse.
À bord, Bahta aperçoit Souad, la fille dont il est [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=moustaches.wordpress.com&blog=1902829&post=109&subd=moustaches&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="margin-bottom:0;line-height:150%;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">Un groupe de jeunes gens hilarants. Le décor signale une ville portuaire, le rythme saccadé d&#8217;une musique Rap, démonstration de danse, provocation et jeux de mots. </span>Bahta (24 ans) et ses amis danseurs prennent l’embarcadère pour se mesurer en break dance  à une équipe adverse.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">À bord, Bahta aperçoit Souad, la fille dont il est amoureux, accompagné de sa petite sœur zaineb, ils discutent ensemble et  il offre une petite figurine en fil de fer à la petite fille.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">En descendant du bac, Bahta abandonne Souad et s’en va avec ses amis danseurs pour s’exercer encore une fois à la danse. Dans le passage souterrain de la gare, ils dessinent des graffitis au mur, et commencent le spectacle. En pleine démonstration, les flics les traquent et les dispersent. Bahta  est sauvé par son cousin Rezgui agent de police en uniforme.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Une fois rentré, il retrouve sa mère entrain de préparer le déjeuner, il l’embrasse et la taquine (joue avec elle et la fait danser), son père arrive, il les surprend entrain de faire des pirouettes. Énervé, le père lui reproche sa frivolité et se plaint de son comportement enfantin et immature. Exaspéré, Bahta rejoint Monji le passeur, ils discutent  à propos de son départ clandestin « brûlure » pour l’Europe.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Il va à la rencontre de Souad, énervée parce qu’il lui a interdit de venir avec lui et ses amis voir la démonstration de danse, elle le laisse tomber et repart avec ses copines, Bahta demande alors à son petit frère de la suivre et de la surveiller. </span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">La nuit tombée, Il se retrouve avec son groupe d’amis, l’un deux a volé un sac, une dispute éclate. Bahta rentre à la maison, une fois arrivé, sa mère lui demande de sortir la poubelle, il refuse de le faire et se dispute avec sa grande sœur. Il se faufile dans la chambre de son grand père, déjà endormi, et essaie de lui dérober ses économies cachées sous l’oreillette, son père le prend en flagrant délit et le bat à coups de ceinture, sous le regard réprobateur de sa mère.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify">
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;widows:0;orphans:0;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Le lendemain matin Bahta se retrouve avec ses amis au café devant le poste de télévision, il vit avec ses amis la chute de Bagdad, réagit à l’escalade de la violence et s’emporte; c’est à ce moment-là que son petit frère l’informe qu’il a vu Souad avec un « type bien ». Hors de lui, Bahta sort dans la rue dénoncer avec violence la trahison de Souad, il se dirige vers la maison de cette dernière  pour s’expliquer avec elle, une foule se forme, les policiers arrivent, Bahta est arrêté et conduit au poste de police, seule la garantie de son cousin policier lui donne une dernière chance. Le jeune homme se réfugie chez son sauveur pour échapper à la colère de son père.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Le lendemain, Bahta déguisé en policier, surprend tout le monde au café, Il exploite leur peur de l’un   iforme pour les impressionner, sortit du café, il accoste une prostituée, la ramène chez lui et la présente à son grand père, là la fille essaye de séduire l’octogénaire, celui-ci s’emballe par la jeune blonde et Bahta profite de la situation et lui dérobe son argent caché. Scandalisée la maman chasse la fille de joie et réprimande son fils. Ce dernier récupère l’argent in extremis, et prend la fuite par la terrasse pour échapper aux flics qui frappent à la porte.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">La nuit tombée, dans le port de Rades, Bahta se saoule et commence à  chanter le rap et exprime son désir de partir pour étudier la danse dans l’autre monde, de l’autre coté de la mer. <span style="color:#000000;">Il passe la nuit dans le port.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;widows:0;orphans:0;" align="justify">
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Ayant remarqué ses dérives, deux étudiants intégristes Ghazi et Bilel habitués du café du coin avaient poursuivi Bahta depuis un certain temps. Ils finissent par l’attirer dans leurs filets. Les deux hommes « engagés » le ramènent chez Abdou sculpteur de pierres tombales, quinquagénaire, qui l’emploie comme aide et le loge dans l’atelier attenant à la vieille petite maison où il vit avec sa jeune femme voilée et ses deux petite. </span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify">
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Abdou l’accueille, le paterne et le prend en charge mais impose un respect dont Bahta n’a pas l’habitude.  Il lui demande de corriger son langage ponctué d’injures et de gros mots.  Il commence par l’éloigner de la danse qu’il considère comme l’œuvre de Satan ensuite il lui apprend à se conduire comme un musulman modèle et respectueux.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Il lui propose de l’argent, Bahta refuse, mais ce dernier réussit à le manipuler et lui donne l’argent dont il a besoin pour le passeur (el harka). </span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="color:#000000;"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Il se dirige vers Monji, ce dernier lui dit que tout est tombé à l’eau et refuse de lui rendre son argent. Bahta s’énerve et l’injure, Monji aidé par deux autres pécheurs le battent et le jettent à l’eau. </span></span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Bahta sombre dans la déprime en voyant ses rêves de danseur s’envoler quand il apprend que le projet de départ va tarder.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Ne sachant où aller, il retourne chez son parrain. Abdou exploite cette crise pour aiguiser la haine du jeune homme.  Il commence à l’endoctriner, et lui faire un lavage de cerveau, en lui promettant  un statut de martyre. Il s’attaque avec familiarité à tout ce qui fait la personnalité de Bahta.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Bahta entre petit à petit dans une sorte d’ascétisme. Aidé par les deux étudiants Ghazi et Bilel, Abdou l’initie à l’intolérance, au rejet des autres, ennemis de dieux. Il le met à l’épreuve. Bahta  y trouve une réponse à sa crise. Bahta suit Abdou partout. Il l’accompagne dans ses sorties de livraison dans les cimetières, Bahta s’habitue et commence à accepter la mort comme moyen d’accéder à la vie, ( à mériter cette mort, à sacrifier sa vie à « la cause de dieux »).</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify">
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">C’est à ce moment-là  que<span style="color:#ff0000;"> </span>Lotfi Ebdelli l’acteur qui joue Bahta s’arrête de jouer.  La caméra recule, pour découvrir l’équipe de tournage. Un conflit éclate entre le réalisateur et l’acteur. Le débat prend vite une forme de violence, Lotfi sort poursuivi de<span style="color:#ff0000;"> </span><span style="color:#000000;">Afef</span> Ben Mahmoud l’actrice qui joue Souad sa petite amie, toute l’équipe reste stupéfaite, le réalisateur en sort abattu, désespéré.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Ne supportant pas d’être considéré comme un dégonflé, Bahta retourne chez Abdou pour l’informer qu’il est prêt à tout. Bahta est transféré dans une ferme loin de Tunis. Les deux étudiants l’emprisonnent dans une ancienne  raffinerie de vin  délabrée et  filent.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Il se retrouve seul, abandonné dans cette ferme et enfermé dans cet immense entrepôt. Plusieurs jours passent, Bahta ne supporte plus d’être enfermé, il se met à explorer tous les endroits pour trouver une sortie mais en vain. Après une crise violente, ses efforts multipliés aboutissent, il sort et s’enfuit en courant.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">Il rentre à la maison, Hlima, sa mère, désespérée, le prend dans ses bras et éclate en sanglot. Après avoir mangé, Bahta lui parle de son projet de martyre. Choquée, la mère laisse exploser ses sentiments dans un moment pathétique et traite de tous les noms ceux qui l’ont embrigadé. Il la laisse dans sa crise et prend la fuite par les terrasses. Il se dirige vers les anciennes ruines où il a caché un gilet d’explosifs. Souad le rejoint, elle découvre Bahta portant le gilet de bombe. Choquée à son tour, elle le regarde <span style="color:#000000;">désarçonnée</span>, et essaye de le raisonner mais en vain, il la laisse et s’enfuit, en détresse.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">De son côté, la mère affolée, alerte tous les voisins et s’effondre en pleurs devant la maison.</span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify"><span style="font-family:Arial,sans-serif;"><span style="font-size:small;">La chasse de Bahta s’intensifie, La police  d’un côté, les intégristes de l’autre. Souad, le petit frère de Bahta et ses amis danseurs les rattrapent alors qu’ils se dirigent vers l’entrepôt des containers. Bahta est vite repéré, la police le prend en chasse. Il saute d’un container à l’autre, et échoue devant les armes qui le menacent. Bahta saute, la bombe éclate. Bahta est mort. Les visages des danseurs semblent porter une colère étrange, mal réprimée. </span></span></p>
<p style="text-indent:1.25cm;margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify">
<p style="margin-bottom:0;line-height:150%;" align="justify">
  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/moustaches.wordpress.com/109/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/moustaches.wordpress.com/109/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/moustaches.wordpress.com/109/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/moustaches.wordpress.com/109/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/moustaches.wordpress.com/109/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/moustaches.wordpress.com/109/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/moustaches.wordpress.com/109/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/moustaches.wordpress.com/109/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/moustaches.wordpress.com/109/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/moustaches.wordpress.com/109/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=moustaches.wordpress.com&blog=1902829&post=109&subd=moustaches&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://moustaches.wordpress.com/2009/01/24/making-off-de-nouri-bouzid/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/31680c49456c246be3b678ded070df58?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">soniachamkhi</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Découvrir l&#8217;écrivaine Nina Bouraoui</title>
		<link>http://moustaches.wordpress.com/2008/11/25/decouvrir-lecrivaine-nina-bouraoui/</link>
		<comments>http://moustaches.wordpress.com/2008/11/25/decouvrir-lecrivaine-nina-bouraoui/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2008 20:50:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>soniachamkhi</dc:creator>
				<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine franco-algérienne]]></category>
		<category><![CDATA[Garçon manqué]]></category>
		<category><![CDATA[L'âge blessé]]></category>
		<category><![CDATA[La voyeuse interdite]]></category>
		<category><![CDATA[Mes mauvaises pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Nina Bouraoui]]></category>
		<category><![CDATA[Poing mort]]></category>
		<category><![CDATA[Poupée Bella]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://moustaches.wordpress.com/?p=97</guid>
		<description><![CDATA[Elle est franco-algérienne et elle écrit, dit-elle,  « comme si elle avait une arme à la main, en pointant ses phrases sur les autres, ou sur elle-même ». Elle s&#8217;appelle Nina Bouraoui et c&#8217;est une sacrée écrivaine. 
Nina Bouraoui est née le 31 juillet 1967 à Rennes. Elle écrit depuis treize ans et elle a déjà [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=moustaches.wordpress.com&blog=1902829&post=97&subd=moustaches&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;">Elle est franco-algérienne et elle écrit, dit-elle,  « comme si elle avait une arme à la main, en pointant ses phrases sur les autres, ou sur elle-même ». Elle s&#8217;appelle Nina Bouraoui et c&#8217;est une sacrée écrivaine. </span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span lang="fr-FR"><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">Nina Bouraoui est née le 31 juillet 1967 à Rennes. Elle écrit depuis treize ans et elle a déjà publié  huit romans. J&#8217;en ai lu quelques-uns dont <em>Poing mort </em><span style="font-style:normal;">(Gallimard, 1992)</span><em> </em>, <em>La voyeuse interdite</em> (Gallimard, Prix du Livre Inter 1991), <em>Le bal des murènes</em> (Fayard,1996) , <em>L&#8217;âge blessé ( </em>Fayard, 1998), <em>Garçon manqué </em><span style="font-style:normal;">( Stock,  2000) et</span> <em>Mes mauvaises pensées ( Stock, 2005, Prix Renaudot)</em></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span style="color:#000000;"> <span lang="fr-FR"><span style="font-size:small;">Il n&#8217;est probablement pas opportun de résumer les histoires de ces romans lus et que je vous invite très chaleureusement à découvrir, mais je souhaite par contre vous dire pourquoi l&#8217;auteure et son écriture me fascinent. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;"><span lang="fr-FR"><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">Il y a d&#8217;abord son écriture: charnelle, déferlante, incisive. Elle écrit comme un peintre talentueux: par touches, par juxtapositions,  sur <span>des fonds troubles voire sales et qui charrient des sensations chaudes, violentes,  émergeant des tréfonds de l&#8217;enfance. Ces thématiques sont récurrentes: l&#8217;amour, les filles, la puissance des hommes, l&#8217;Algérie, comme si elle les explorait, sans jamais en venir à bout, sans en épuiser les sons et les sens, les fureurs et les interrogations. </span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:.5cm;" align="left"><span><span lang="fr-FR"><span style="font-size:small;"><span style="color:#000000;">Ensuite il y&#8217; a le personnage, l&#8217;écrivaine elle-même. Elle est belle et mystérieuse. On la découvre voilà plus de dix ans, chez  Bernard Pivot, à Apostrophes: elle est douce, quelque peu féline, mais d&#8217;une réserve désarmante&#8230;On la retrouve ces dernières années sur les couvertures de ses romans les plus récents: elle est plutôt dure, un brun tranchante, elle s&#8217;est coupé les cheveux et laisser voir dans le regard une âme de guerrière. C&#8217;est qu&#8217;elle se dévoile enfin homosexuelle et qu&#8217;elle se reconnait <em>double</em>: «  Par sa nationalité, son métier, sa personnalité. Quand j&#8217;écris, dit-elle, j&#8217;ai à nouveau 7 ans [<em>Garçon manqué</em>], 12 ans [<em>La Voyeuse interdite</em>], 16 ans [<em>La Vie heureuse</em>] ou 20 ans [<em>Poupée Bella</em>] ». Elle dit rattraper sa vie par l&#8217;écriture: rattraper l&#8217;enfance, le père et puis l&#8217;Algérie à laquelle  elle fût arrachée à 14 ans , lorsque sa mère française, après avoir suivi par amour son mari algérien, décide de rester en France. </span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;"><span>Elle connaît la violence du désir, des secrets de famille, de l&#8217;absence à soi et aux autres. Elle ose prendre un chemin de travers, du coup, elle porte et raconte toute les failles. Elle dit avoir   commencé à écrire sur elle-même pour compenser la fuite de la langue arabe ( la langue de l&#8217;enfance qu&#8217;elle a toujours désiré et jamais possédée), pour se faire aimer des autres, pour se trouver une place dans ce monde. C&#8217;était une forme de quête identitaire avoue-telle. L&#8217;écriture, c&#8217;est son vrai pays, le seul dans lequel elle vit vraiment, la seule terre qu&#8217;elle maitrise.</span><strong> </strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;">Et effectivement, l&#8217;écriture, elle la maitrise et mieux encore, elle l&#8217;arpente, dévale se pentes, escalade ses falaises, et mieux que quiconque se mouille à ses eaux troubles, à ses marécages et à ses rivières desséchées. Du coup, son écriture ne coule pas de source: elle est heurtée, saccadée, pointue, voire sifflante, mais qu&#8217;est-ce qu&#8217;elle draine comme sensations de puissance et d&#8217;acharnement à exister.<br />
</span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR"><span style="color:#000000;"> <span style="font-size:small;">voici un extrait, pour en mesurer l&#8217;intensité et la fougue:</span></span></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR"><span style="color:#000000;"><span style="font-size:small;">&#8220;C&#8217;est flagrant, elle ne m&#8217;aime pas. Elle embrasse les cheveux, le col des chemises, le revers de la robe de chambre, l&#8217;habit mais jamais la peau. Elle occulte les joues, le front, le cou, les mains&#8230; Ses baisers ratés finissent par un bruit idiot qu&#8217;elle fait aussi pour appeler son chien de la cuisine au jardin, de la chambre au salon&#8230; Ces baisers-là sont des gifles et des coups de poing, des blâmes, ils souillent mon besoin naturel de douceur&#8230; Ma mère n&#8217;est pas l&#8217;amante et ne le sera jamais, elle est la teigne et la cible de mes rêves, je la vénère et la déteste&#8230; Elle est indécente, j&#8217;ai honte de sa chair, de mon origine, de notre air de famille, de la poche où j&#8217;ai baigné. J&#8217;ai honte de la haïr et de l&#8217;aimer tant, à en vouloir me pendre. &#8221; [<em>Le bal des murènes; Ed. Fayard, 1996]</em></span></span></p>
  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/moustaches.wordpress.com/97/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/moustaches.wordpress.com/97/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/moustaches.wordpress.com/97/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/moustaches.wordpress.com/97/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/moustaches.wordpress.com/97/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/moustaches.wordpress.com/97/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/moustaches.wordpress.com/97/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/moustaches.wordpress.com/97/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/moustaches.wordpress.com/97/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/moustaches.wordpress.com/97/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=moustaches.wordpress.com&blog=1902829&post=97&subd=moustaches&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://moustaches.wordpress.com/2008/11/25/decouvrir-lecrivaine-nina-bouraoui/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/31680c49456c246be3b678ded070df58?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">soniachamkhi</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Fight Club et l&#8217;activisme non révolutionnaire</title>
		<link>http://moustaches.wordpress.com/2008/11/22/fight-club-et-lactivisme-non-revolutionnaire/</link>
		<comments>http://moustaches.wordpress.com/2008/11/22/fight-club-et-lactivisme-non-revolutionnaire/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 22 Nov 2008 18:32:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>slim</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[activisme]]></category>
		<category><![CDATA[fight club]]></category>
		<category><![CDATA[ideologie]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>
		<category><![CDATA[matrix]]></category>
		<category><![CDATA[societe]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://moustaches.wordpress.com/?p=94</guid>
		<description><![CDATA[
J&#8217;étais assis sur mon trône quand cette pensée me surprit : quel est le film qui représente le plus ma génération? Fight Club m&#8217;empressai-je de répondre.
Ma génération c&#8217;est la génération Internet. Je suis pas né dedans, je l&#8217;ai vu naitre, voir je l&#8217;ai fait naitre. La génération précédente nous a légué un système et nous [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=moustaches.wordpress.com&blog=1902829&post=94&subd=moustaches&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><a href="http://moustaches.files.wordpress.com/2008/11/fight_club_haut2.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-95" title="fight_club_haut2" src="http://moustaches.files.wordpress.com/2008/11/fight_club_haut2.jpg?w=460&#038;h=225" alt="fight_club_haut2" width="460" height="225" /></a></p>
<p>J&#8217;étais assis sur mon trône quand cette pensée me surprit : quel est le film qui représente le plus ma génération? Fight Club m&#8217;empressai-je de répondre.</p>
<p>Ma génération c&#8217;est la génération Internet. Je suis pas né dedans, je l&#8217;ai vu naitre, voir je l&#8217;ai fait naitre. La génération précédente nous a légué un système et nous l&#8217;avons transformé en société.</p>
<p>A ce titre Matrix pourrait être aussi représentatif, et il l&#8217;est. D&#8217;ailleurs il y a un point commun notable entre les deux films : Neo, aussi bien que Tyler Durden mènent une double vie. Ce qui est caractéristique de la représentation du héros de ma génération : ce n&#8217;est pas un simple héros, c&#8217;est un <span style="text-decoration:underline;">super héros</span>. Littéralement. Ma génération nourrit le phantasme de se soumettre au système le jour, pour le combattre la nuit.</p>
<p>Pourquoi Fight Club? Fight Club est un film sur internet. C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un mec qui veut changer sa vie, qui doit changer la société et qui ne fait pas la révolution : il fait un réseau.</p>
<p>Pourquoi c&#8217;est emblématique? Parce qu&#8217;il représente les rêves, les peurs, la façon de penser et les modes d&#8217;action de ma génération. Notamment une nouvelle manière de faire de la politique : l&#8217;activisme non révolutionnaire.</p>
<p>L&#8217;activisme non révolutionnaire est caractérisé par deux mécanismes :</p>
<ul>
<li>L&#8217;action collective non concertée (autrement appelée action individuelle)</li>
<li>L&#8217;idéologie personnelle (autrement appelée &#8220;croyances personnelles&#8221; ou plus péjorativement &#8220;théories du complot&#8221;)</li>
</ul>
<p>Quand Tyler Durden crée le Fight Club, il le fait <span style="text-decoration:underline;">tout seul</span> en se foutant des coups de poing dans la tronche <span style="text-decoration:underline;">en public</span>. Les autres le suivent parce qu&#8217;ils le veulent bien. C&#8217;est l&#8217;action collective non concertée. S&#8217;il fait cela, c&#8217;est qu&#8217;il croit dur comme fer qu&#8217;on ne peut pas se connaitre soi même sans éprouver physiquement un combat. C&#8217;est l&#8217;idéologie personnelle.</p>
<p>Ces deux paradigmes sont magnifiquement illustrés dans le film sous une forme filmique, mais ils ne sont réellement possibles que dans la société de l&#8217;Internet.</p>
  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/moustaches.wordpress.com/94/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/moustaches.wordpress.com/94/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/moustaches.wordpress.com/94/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/moustaches.wordpress.com/94/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/moustaches.wordpress.com/94/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/moustaches.wordpress.com/94/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/moustaches.wordpress.com/94/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/moustaches.wordpress.com/94/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/moustaches.wordpress.com/94/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/moustaches.wordpress.com/94/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=moustaches.wordpress.com&blog=1902829&post=94&subd=moustaches&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://moustaches.wordpress.com/2008/11/22/fight-club-et-lactivisme-non-revolutionnaire/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
	
		<media:content url="http://0.gravatar.com/avatar/0f1fac10f6943034647583b7451bb3e5?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">slim</media:title>
		</media:content>

		<media:content url="http://moustaches.files.wordpress.com/2008/11/fight_club_haut2.jpg" medium="image">
			<media:title type="html">fight_club_haut2</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>L&#8217;autre moitié du Ciel de Kalthoum Bornaz</title>
		<link>http://moustaches.wordpress.com/2008/10/19/lautre-moitie-du-ciel-de-kalthoum-bornaz/</link>
		<comments>http://moustaches.wordpress.com/2008/10/19/lautre-moitie-du-ciel-de-kalthoum-bornaz/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 19 Oct 2008 19:11:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>soniachamkhi</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[cinéaste arabe]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma de femmes]]></category>
		<category><![CDATA[critique cinématographique]]></category>
		<category><![CDATA[Kalthoum Bornaz]]></category>
		<category><![CDATA[L'autre moitié du ciel]]></category>
		<category><![CDATA[langage]]></category>
		<category><![CDATA[plaisir esthétique]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://moustaches.wordpress.com/?p=90</guid>
		<description><![CDATA[Dès qu&#8217;il commence à écrire en 1943, dans l&#8217;Echo des étudiants, Bazin est choqué de voir que, dans la grande presse, les films ne sont examinés que dans leur anecdote, il écrit: « On chercherait en vain dans la plupart de nos chroniques de films une opinion sur le décor ou sur la qualité de la [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=moustaches.wordpress.com&blog=1902829&post=90&subd=moustaches&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="margin-bottom:0;" align="justify">Dès qu&#8217;il commence à écrire en 1943, dans <em>l&#8217;Echo des étudiants</em>, Bazin est choqué de voir que, dans la grande presse, les films ne sont examinés que dans leur anecdote, il écrit: « On chercherait en vain dans la plupart de nos chroniques de films une opinion sur le décor ou sur la qualité de la photographie, des jugements sur l&#8217;utilisation du son, des précisions sur le découpage, en un mot sur ce qui fait la matière même du cinéma&#8230;On dirait que cet art n&#8217;a pas de passé, pas d&#8217;épaisseur, comme les ombres impondérables de l&#8217;écran. <em>Il est grand temps d&#8217;inventer une critique cinématographique en relief. »</em></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="right"><span style="font-style:normal;">cité par François Truffaut dans sa préface de</span><em> André Bazin </em><span style="font-style:normal;">de Dudley Andrew </span></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;" align="right">( Cahiers des cinéma/cinémathèque française)</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-style:normal;">Force est de constater que soixante ans plus tard nous sommes acculés d&#8217;exprimer le même regret et de formuler le même souhait pour la lecture des films tunisiens: une critique cinématographique en relief. Car la sortie du dernier long métrage </span><em>« L&#8217;autre moitié du ciel »</em><span style="font-style:normal;"> de Kalthoum Bornaz, et à quelques exceptions près, a suscité cette même critique expéditive, exclusivement centrée sur le propos du film, la teneur idéologique de son discours et outrageusement oublieuse de ce qui fait l&#8217;essence de ce récit: sa mise en scène, en images et en sons.</span></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><span style="font-style:normal;">Or, qu&#8217;on se le dise d&#8217;emblée: outre l&#8217;histoire  (qui peut plaire ou pas), le discours ( qui fédère ou pas), «</span><em> L&#8217;autre moitié du ciel </em><span style="font-style:normal;">» est un bon film, porté par un regard de cinéaste ( une vraie), servi par un sens du cadre, de la plasticité, de la durée et du rythme.  Ce n&#8217;est pas forcément un film d&#8217;acteurs (même si dans l&#8217;ensemble, ils s&#8217;en sortent convenablement), ni un film de narration ( effectivement l&#8217;histoire familiale et l&#8217;enjeu de l&#8217;héritage ne sont pas d&#8217;une grande teneur narrative),  c&#8217;est d&#8217;abord   <strong>un film d&#8217;atmosphère</strong> qu&#8217;on regarde avec <strong>un plaisir esthétique évident</strong>. Il y a cette sensibilité inouïe de  la composition, par les objets et par la lumière,  <strong>et une certaine stylisation</strong>, savamment dosée qui sait échapper à l&#8217;esthétisme et au formalisme, et cette grande qualité d<strong>e la réinvention de la manière de filmer des espaces et des lieux</strong> pourtant abondamment vus et notamment cette <strong>touche poétique et singulière</strong> avec laquelle sont filmés la ville de Tunis, les vues panoramiques de la médina et les mosquées. </span></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;" align="justify">Aussi, je vous recommande vivement de voir « L&#8217;autre moitié du ciel », même si vous risquez de ne pas être emballé par l&#8217;histoire (quoi que celle-ci peut évidemment être touchante à défaut d&#8217;être bouleversante), vous ne vous ennuierez pas  et vous sortirez imprégné d&#8217;un univers poétique, du regard d&#8217;une cinéaste authentique, qui peut réinventer la réalité, et explorer les possibilités du cinéma dans ce qu&#8217;il a de particulier comme art et comme langage.</p>
  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/moustaches.wordpress.com/90/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/moustaches.wordpress.com/90/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/moustaches.wordpress.com/90/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/moustaches.wordpress.com/90/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/moustaches.wordpress.com/90/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/moustaches.wordpress.com/90/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/moustaches.wordpress.com/90/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/moustaches.wordpress.com/90/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/moustaches.wordpress.com/90/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/moustaches.wordpress.com/90/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=moustaches.wordpress.com&blog=1902829&post=90&subd=moustaches&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://moustaches.wordpress.com/2008/10/19/lautre-moitie-du-ciel-de-kalthoum-bornaz/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/31680c49456c246be3b678ded070df58?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">soniachamkhi</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Article de Mr Thomas Claude, président du CFP sur Leîla ou la femme de l&#8217;aube de Sonia Chamkhi</title>
		<link>http://moustaches.wordpress.com/2008/09/30/article-de-mr-thomas-claude-president-du-cfp-sur-leila-ou-la-femme-de-laube-de-sonia-chamkhi/</link>
		<comments>http://moustaches.wordpress.com/2008/09/30/article-de-mr-thomas-claude-president-du-cfp-sur-leila-ou-la-femme-de-laube-de-sonia-chamkhi/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2008 15:54:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>soniachamkhi</dc:creator>
				<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[condition de la femme]]></category>
		<category><![CDATA[Leîla ou la femme de l'aube]]></category>
		<category><![CDATA[littérature maghrébine féminine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[société arabe]]></category>
		<category><![CDATA[sonia chamkhi]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://moustaches.wordpress.com/?p=83</guid>
		<description><![CDATA[29 septembre 2008
Leïla ou la femme de l&#8217;aube

 Titre : Leïla ou la femme de l&#8217;aube ( 2008)
Auteure : Sonia CHAMKHI ( Tunisie)
Editeur : Elyzad (Tunis)
Genre : roman
&#8220;Vivre ou ne pas vivre&#8221; pourrait être le leitmotiv du livre de sonia Chamkhi. Dans un style alerte aux phrases souvent dépouillées et aux chapitres courts, l&#8217;auteure dévoile [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=moustaches.wordpress.com&blog=1902829&post=83&subd=moustaches&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h2 class="date-header">29 septembre 2008</h2>
<h3 class="post-title entry-title"><a href="http://cfrancophonieb.blogspot.com/2008/09/lela-ou-la-femme-de-laube.html">Leïla ou la femme de l&#8217;aube</a></h3>
<div class="post-body entry-content">
<div><a href="http://4.bp.blogspot.com/_AvOGNM4gzuY/SODaTsWvf5I/AAAAAAAAAL4/WoR41i8uJcY/s1600-h/livre+leila+ou+la+femme.jpg"><img style="float:left;margin:0 10px 10px 0;" src="http://4.bp.blogspot.com/_AvOGNM4gzuY/SODaTsWvf5I/AAAAAAAAAL4/WoR41i8uJcY/s200/livre+leila+ou+la+femme.jpg" border="0" alt="" /></a> Titre : <a href="../"><strong>Leïla ou la femme de l&#8217;aube</strong> </a>( 2008)<br />
Auteure : <strong>Sonia CHAMKHI</strong> ( Tunisie)<br />
Editeur : <strong>Elyzad</strong> (Tunis)<br />
Genre : <strong>roman</strong></div>
<div><span style="color:#000000;">&#8220;Vivre ou ne pas vivre&#8221; pourrait être le leitmotiv du livre de sonia Chamkhi. Dans un style alerte aux phrases souvent dépouillées et aux chapitres courts, l&#8217;auteure dévoile un mal être sous-jacent. Leïla signifie &#8220;<strong>nuit</strong>&#8221; en arabe&#8230;<br />
Peut-on être heureuse, aimer sans ambigüité, dans une société arabe contemporaine, quand on est noire dans une société blanche ? pauvre ? et femme épanouie, quand trop d&#8217;interdits s&#8217;abattent sur la femme et qui plus est dans sa propre famille ? Voilà le thème de ce livre souvent poétique.</span></div>
<div><em><strong>la Suite sur </strong></em></div>
<div><a href="http://cfrancophonieb.blogspot.com/2008/09/lela-ou-la-femme-de-laube.html">http://cfrancophonieb.blogspot.com/2008/09/lela-ou-la-femme-de-laube.html<br />
</a></div>
</div>
  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/moustaches.wordpress.com/83/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/moustaches.wordpress.com/83/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/moustaches.wordpress.com/83/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/moustaches.wordpress.com/83/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/moustaches.wordpress.com/83/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/moustaches.wordpress.com/83/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/moustaches.wordpress.com/83/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/moustaches.wordpress.com/83/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/moustaches.wordpress.com/83/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/moustaches.wordpress.com/83/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=moustaches.wordpress.com&blog=1902829&post=83&subd=moustaches&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://moustaches.wordpress.com/2008/09/30/article-de-mr-thomas-claude-president-du-cfp-sur-leila-ou-la-femme-de-laube-de-sonia-chamkhi/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/31680c49456c246be3b678ded070df58?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">soniachamkhi</media:title>
		</media:content>

		<media:content url="http://4.bp.blogspot.com/_AvOGNM4gzuY/SODaTsWvf5I/AAAAAAAAAL4/WoR41i8uJcY/s200/livre+leila+ou+la+femme.jpg" medium="image" />
	</item>
	</channel>
</rss>