Making off de Nouri Bouzid
janvier 24, 2009
Un groupe de jeunes gens hilarants. Le décor signale une ville portuaire, le rythme saccadé d’une musique Rap, démonstration de danse, provocation et jeux de mots. Bahta (24 ans) et ses amis danseurs prennent l’embarcadère pour se mesurer en break dance à une équipe adverse.
À bord, Bahta aperçoit Souad, la fille dont il est amoureux, accompagné de sa petite sœur zaineb, ils discutent ensemble et il offre une petite figurine en fil de fer à la petite fille.
En descendant du bac, Bahta abandonne Souad et s’en va avec ses amis danseurs pour s’exercer encore une fois à la danse. Dans le passage souterrain de la gare, ils dessinent des graffitis au mur, et commencent le spectacle. En pleine démonstration, les flics les traquent et les dispersent. Bahta est sauvé par son cousin Rezgui agent de police en uniforme.
Une fois rentré, il retrouve sa mère entrain de préparer le déjeuner, il l’embrasse et la taquine (joue avec elle et la fait danser), son père arrive, il les surprend entrain de faire des pirouettes. Énervé, le père lui reproche sa frivolité et se plaint de son comportement enfantin et immature. Exaspéré, Bahta rejoint Monji le passeur, ils discutent à propos de son départ clandestin « brûlure » pour l’Europe.
Il va à la rencontre de Souad, énervée parce qu’il lui a interdit de venir avec lui et ses amis voir la démonstration de danse, elle le laisse tomber et repart avec ses copines, Bahta demande alors à son petit frère de la suivre et de la surveiller.
La nuit tombée, Il se retrouve avec son groupe d’amis, l’un deux a volé un sac, une dispute éclate. Bahta rentre à la maison, une fois arrivé, sa mère lui demande de sortir la poubelle, il refuse de le faire et se dispute avec sa grande sœur. Il se faufile dans la chambre de son grand père, déjà endormi, et essaie de lui dérober ses économies cachées sous l’oreillette, son père le prend en flagrant délit et le bat à coups de ceinture, sous le regard réprobateur de sa mère.
Le lendemain matin Bahta se retrouve avec ses amis au café devant le poste de télévision, il vit avec ses amis la chute de Bagdad, réagit à l’escalade de la violence et s’emporte; c’est à ce moment-là que son petit frère l’informe qu’il a vu Souad avec un « type bien ». Hors de lui, Bahta sort dans la rue dénoncer avec violence la trahison de Souad, il se dirige vers la maison de cette dernière pour s’expliquer avec elle, une foule se forme, les policiers arrivent, Bahta est arrêté et conduit au poste de police, seule la garantie de son cousin policier lui donne une dernière chance. Le jeune homme se réfugie chez son sauveur pour échapper à la colère de son père.
Le lendemain, Bahta déguisé en policier, surprend tout le monde au café, Il exploite leur peur de l’un iforme pour les impressionner, sortit du café, il accoste une prostituée, la ramène chez lui et la présente à son grand père, là la fille essaye de séduire l’octogénaire, celui-ci s’emballe par la jeune blonde et Bahta profite de la situation et lui dérobe son argent caché. Scandalisée la maman chasse la fille de joie et réprimande son fils. Ce dernier récupère l’argent in extremis, et prend la fuite par la terrasse pour échapper aux flics qui frappent à la porte.
La nuit tombée, dans le port de Rades, Bahta se saoule et commence à chanter le rap et exprime son désir de partir pour étudier la danse dans l’autre monde, de l’autre coté de la mer. Il passe la nuit dans le port.
Ayant remarqué ses dérives, deux étudiants intégristes Ghazi et Bilel habitués du café du coin avaient poursuivi Bahta depuis un certain temps. Ils finissent par l’attirer dans leurs filets. Les deux hommes « engagés » le ramènent chez Abdou sculpteur de pierres tombales, quinquagénaire, qui l’emploie comme aide et le loge dans l’atelier attenant à la vieille petite maison où il vit avec sa jeune femme voilée et ses deux petite.
Abdou l’accueille, le paterne et le prend en charge mais impose un respect dont Bahta n’a pas l’habitude. Il lui demande de corriger son langage ponctué d’injures et de gros mots. Il commence par l’éloigner de la danse qu’il considère comme l’œuvre de Satan ensuite il lui apprend à se conduire comme un musulman modèle et respectueux.
Il lui propose de l’argent, Bahta refuse, mais ce dernier réussit à le manipuler et lui donne l’argent dont il a besoin pour le passeur (el harka).
Il se dirige vers Monji, ce dernier lui dit que tout est tombé à l’eau et refuse de lui rendre son argent. Bahta s’énerve et l’injure, Monji aidé par deux autres pécheurs le battent et le jettent à l’eau.
Bahta sombre dans la déprime en voyant ses rêves de danseur s’envoler quand il apprend que le projet de départ va tarder.
Ne sachant où aller, il retourne chez son parrain. Abdou exploite cette crise pour aiguiser la haine du jeune homme. Il commence à l’endoctriner, et lui faire un lavage de cerveau, en lui promettant un statut de martyre. Il s’attaque avec familiarité à tout ce qui fait la personnalité de Bahta.
Bahta entre petit à petit dans une sorte d’ascétisme. Aidé par les deux étudiants Ghazi et Bilel, Abdou l’initie à l’intolérance, au rejet des autres, ennemis de dieux. Il le met à l’épreuve. Bahta y trouve une réponse à sa crise. Bahta suit Abdou partout. Il l’accompagne dans ses sorties de livraison dans les cimetières, Bahta s’habitue et commence à accepter la mort comme moyen d’accéder à la vie, ( à mériter cette mort, à sacrifier sa vie à « la cause de dieux »).
C’est à ce moment-là que Lotfi Ebdelli l’acteur qui joue Bahta s’arrête de jouer. La caméra recule, pour découvrir l’équipe de tournage. Un conflit éclate entre le réalisateur et l’acteur. Le débat prend vite une forme de violence, Lotfi sort poursuivi de Afef Ben Mahmoud l’actrice qui joue Souad sa petite amie, toute l’équipe reste stupéfaite, le réalisateur en sort abattu, désespéré.
Ne supportant pas d’être considéré comme un dégonflé, Bahta retourne chez Abdou pour l’informer qu’il est prêt à tout. Bahta est transféré dans une ferme loin de Tunis. Les deux étudiants l’emprisonnent dans une ancienne raffinerie de vin délabrée et filent.
Il se retrouve seul, abandonné dans cette ferme et enfermé dans cet immense entrepôt. Plusieurs jours passent, Bahta ne supporte plus d’être enfermé, il se met à explorer tous les endroits pour trouver une sortie mais en vain. Après une crise violente, ses efforts multipliés aboutissent, il sort et s’enfuit en courant.
Il rentre à la maison, Hlima, sa mère, désespérée, le prend dans ses bras et éclate en sanglot. Après avoir mangé, Bahta lui parle de son projet de martyre. Choquée, la mère laisse exploser ses sentiments dans un moment pathétique et traite de tous les noms ceux qui l’ont embrigadé. Il la laisse dans sa crise et prend la fuite par les terrasses. Il se dirige vers les anciennes ruines où il a caché un gilet d’explosifs. Souad le rejoint, elle découvre Bahta portant le gilet de bombe. Choquée à son tour, elle le regarde désarçonnée, et essaye de le raisonner mais en vain, il la laisse et s’enfuit, en détresse.
De son côté, la mère affolée, alerte tous les voisins et s’effondre en pleurs devant la maison.
La chasse de Bahta s’intensifie, La police d’un côté, les intégristes de l’autre. Souad, le petit frère de Bahta et ses amis danseurs les rattrapent alors qu’ils se dirigent vers l’entrepôt des containers. Bahta est vite repéré, la police le prend en chasse. Il saute d’un container à l’autre, et échoue devant les armes qui le menacent. Bahta saute, la bombe éclate. Bahta est mort. Les visages des danseurs semblent porter une colère étrange, mal réprimée.
Bonjour,
Je suis le compositeur, professeur de musique et chef de la troupe « GHAJAR » Hakim Gharbi, je souhaite collaborer avec vous pour la composition des musiques de films, sachant bien que j’ai déjà collaboré avec Mr.Ali Mansour dans son film « Tin Lajbel » comme compositeur, et entre autre j’ai réalisé d’autres musiques comme :
La musique euro méditerranéenne, des génériques des émissions pour TV7 et TV21,…
Cordialement,
Hakim Gharbi
Tel: 22 556 792
Email : hakim-gharbi.compositeur@laposte.net
merci si hatem gharbi,
j’ai noté votre téléphone et je vous contacte ces jours-ci
romdhanek mabrouk