Wara El Blaïk est une histoire d’amour. C’est le récit des mois de bonheur arrachés à la misère et à la privation d’un homme et d’une femme, tout les deux issus de l’exode rural et que le destin réunit au carrefour de la grande ville.
Saâdia travaille comme femme de ménage, Mokhtar est le surveillant d’un immeuble encore squelettique, tout en ferrailles et en pilons de béton. Leur rencontre est pour l’un comme pour l’autre la découverte de l’amour, de la plénitude charnelle et de la complicité dans une ville qui ne les destinait pourtant qu’à la douleur, à l’exclusion et à la lutte pour la survie…..
Note d’intention:
Saâdia ou Mokhtar, nous pouvions les croiser tous les jours, les côtoyer sans vraiment les connaitre. Que des préjugés nous séparent d’eux comme ils nous séparent d’ailleurs de tant d’autres.
Pourtant sans être ni utopique, ni naïve, je crois que les petites gens, justement, ont beaucoup à nous apprendre.
J’ai voulu les connaitre, les raconter, les aimer en partageant leurs peines, leurs émotions, leur lutte et leurs déboires. J’ai voulu, par ce récit d’un amour arraché à la misère et à la privation, raconter comment les plus démunis se battent, comment ils aiment, comment ils forcent le destin et comment celui-ci les rattrape.
Ce récit raconte l’histoire d’un amour interdit, un amour que les moralistes peuvent aisément condamner parce que de loin et de l’extérieur toute différence est obscène.
Mais Juger n’est ni comprendre ni aimer.
Etre amoureux est un état de grâce, aimer et être aimé est un miracle et comme tout miracle il échappe à toute règle. Seuls les hypocrites nient que nul ne connait l’érotisme s’il méconnait le péché, celui là même qui fît découvrir à Adam sa libido….
Et si cette histoire est dédiée d’abord aux gens humbles, à ceux que la vie à desservi, il raconte la quête de tout être : qui ne rêve d’un amour total, où l’âme s’élève et le corps exhume. La plénitude amoureuse a quelque chose de divin.
Ce récit est pourtant triste, je le sais.
C’est que exister, c’est la charge la plus lourde et la vie est loin d’être redevable de bonheur. Souvent, elle nous arrache d’une main ce qu’elle nous sert de l’autre. C’est pourquoi dans tout acte d’amour, il y a une force tenace : se sentir intensément vivant entre la souffrance inéluctable et la recherche de la grâce.

mai 8, 2008 à 11:06
A quelle heure le film Sonia?
mai 8, 2008 à 9:00
à 11h du matin