Nous avons tous en mémoire les images documentaires de « la sortie du Bey de Tunis » filmées par les frères Lumière en 1896. Ces mêmes images qui témoignent des germes d’une certaine tradition du documentaire en Tunisie depuis presque la naissance du cinéma dans le monde. Une tradition d’abord portée par la passion d’ Albert Samama Chikly qui dès 1908 filme dans un « rallye -ballon à bord du Chikli »  des vues aériennes d’une altitude de 1200 mètres au dessus de Tunis, Hammam-lif et Grombalia et encore récemment célébrée par Mahmoud ben Mahmoud qui réalisa en 1996 un précieux documentaire sur la grande aventure du premier cinéaste tunisien du documentaire et de la fiction.

 

Tout est pour le mieux dans le meilleur du monde ? Ce n’est pas rien mais beaucoup reste à faire!

Au moins une centaine de films documentaires, des cinéastes confirmés, à l’instar des pionniers Sophie Ferchiou, Hmida Ben Ammar, Abdelatif Bouâssida, -pour ne citer qu’eux- auteurs de nombreux films chacun, de la toute dernière génération de cinéastes talentueux, tels que Hichem Ben Ammar, Mokhtar Laâjimi ou encore des infatigables et toujours prolifiques Fatma Skandrani, Khaltoum Bornaz, Mahmoud Ben Mahmoud, Hichem Jerbi…et paradoxalement l’impression d’une mémoire fragmentaire, elliptique si ce n’est nihiliste; un vague sentiment qu’il y a bien une expérience du documentaire tunisien mais dont le contenu, la forme et les enjeux nous échappent!

Un petit regard rétrospectif semble indiquer que le documentaire tunisien n’a cessé de vivre les aléas d’un intérêt épisodique tantôt porté par les convictions constructives des uns et souvent desservi par le manque de suivi, de projet à long terme et de fructification des acquis.

A chaque décennie sa moisson et ses manquements!

Dès la fin des années 60, la RTT- Radio Télévision tunisienne-, la SATPEC- Société Anonyme Tunisienne Pour l’exploitation- et la FTCA -Fédération Tunisienne des Cinéastes Amateurs-, ont accompagné, soutenu, produit et diffusé les films documentaires de cinéastes passionnés du patrimoine, de l’analyse sociale ou politique. Chacune de ces préoccupations avait ses « spécialistes », ses « auteurs ». A l’édification d’une mémoire civilisationnelle, à la pérennité d’une culture, les œuvres de A. Bouâssida, de H. Ben Ammar, de H. Jerbi, H. Ben Miled, S. Ben Aïcha (…) sont d’une contribution inestimable. Une entreprise à laquelle, il serait non seulement nécessaire mais combien éclairant de connaître l’apport de quelques expériences probablement peu connues de quelques personnalités aujourd’hui plutôt reconnues pour leur qualité de producteurs, de cinéastes de fiction ou encore d’historiens et autres penseurs de Tunisie. En effet, que sont devenues les films documentaires des producteurs Hassen Daldoul , de feu Ahmed Beheddine Attia, des réalisateurs confirmés à l’instar de Abdellatif Ben Ammar, Taeib Louhichi, Férid Boughédir ou encore des « intellectuels » Hamadi Essid, et Noureddine Méchri… ?

Il serait fastidieux de nommer tous les réalisateurs et réalisatrices tunisiens (cf. ci- dessous le répertoire inachevé) qui, bon an, mauvais ans, ont pris leur caméra pour sauver de l’oubli les vestiges de notre mémoire collective, pour tâter le pouls de notre vécu, pour proposer au monde notre vision de nous-mêmes et des autres…Les hommes et les femmes sont là, les films continuent à se faire tantôt parce que le Ministère de la Culture, de temps à autres, soutient les producteurs privés, qui ont pris tant bien que mal le relais de la SATPEC, tantôt parce que la télévision tunisienne s’intéresse à des événements ou à des commémorations….

Mais force est de reconnaître que nul acquis n’est fructifié : alors que les productions ultérieures semblent se terrer dans l’oubli, les plus récentes connaissent les mêmes marasmes de la production, de la distribution et de la diffusion et donnent l’impression de patauger dans un statu quo étonnant.

Le constat n’est pas loin d’être accablant : le documentaire tunisien existe, mais sa mémoire n’est pas sauvegardée, ses structures ne sont pas fiables, son destinataire- son public potentiel d’ici et d’ailleurs- n’est pas sensibilisé à sa réalité, à ses enjeux, à sa nécessité.

Aujourd’hui l’essentiel reste à faire. Il est urgent d’organiser, de planifier, de former, de sensibiliser, de diffuser. En un mot de construire une plate-forme viable pour dynamiser un secteur clé du cinéma qui partout dans le monde vit un regain de vitalité et s’avère indispensable à la vie culturelle et artistique, à l’élaboration d’un regard sur soi et sur l’autre.

Doc à Tunis, aujourd’hui à sa troisième session, se veut une participation, un tremplin pour entamer certes un vaste programme. Il se veut un cadre de réflexion, de rencontres, de visibilité pour les films et de médiation vers le public. Il espère contribuer ainsi à instaurer une mémoire et à porter un projet pour l’avenir dans un élan continu, dans la consultation et l’échange et la volonté de concrétiser un projet fiable pour les générations futures. Alors soyez nombreux à le fréquenter et à le soutenir.

Répertoire des films

Cette filmographie (inachevée) concerne les films documentaires réalisés par les cinéastes tunisiens à l’exception des documentaires réalisés dans le cadre de la FTCA et des films d’école. Les documentaires sont classés selon un ordre chronologique.

1908

* Rallye -ballon à bord du Chikli, d’ Albert Samama Chikly

1968

*La Goulette, de Hassen Daldoul

1969

*Takrouna, de Ahmed B. Attia

*Les JCC, de Hammida Ben Ammar

1970

*Stamballi, de Sophie Ferchiou, vidéo

*Matanza, de Hassen Daldoul

*Tannerie, de Hassen Daldoul

*Zagouan et l’histoire, de Hichem Jerbi

*Le Djérid (série de quatre épisodes), de Hichem Jerbi

*Tahnit, de Hichem Jerbi

*Entre l’histoire et la légende (Gar El Melh), de Hichem Jerbi

*Sur les traces de Baâl, de Abdellatif Ben Ammar

*Chéchia, de Sophie Ferchiou

1971

*Zarda, de Sophie Ferchiou

*Histoire d’une mine, de Hichem Jerbi

*La calligraphie arabe, de Hmida Ben Ammar

1972

*Les grands-mères, de Abdellatif Ben Ammar

*Mon village, un village parmi tant d’autres, de Taïeb Louhichi

1973

*Mateur, de Hichem Jerbi

1974

*Guellala, de Sophie Ferchiou

*Tabarka, de Hatem Ben Miled

1975

*Viva la muerte, de Hmida Ben Ammar

* La synagogue de la Griba, de Hmida Ben Ammar

*Sadikia, de Abdellatif Ben Ammar

*Le Métayer, de Taïeb Louhichi

1976

*Chéchia, de Sophie Ferchiou

*Le théâtre maghrébin, de Abdellatif Ben Ammar

1977

*Le temps d’apprendre, de Taïeb Louhichi

1978

*Kairouan, de Abdellatif Ben Ammar

1979

Carthage l’éternelle, de Abdelatif Bouâssida

Les nuits de Carthage, de Abdelatif Bouâssida

1980

*Rapsodie Berbère, de Hassen Daldoul

*La Zeitouna au cœur de Tunis, de Hammida Ben Ammar

*Dargouth et DJerba, de Hichem Jerbi

1982

*De Carthage à Kairouan, de Hammida Ben Ammar

1983

*Histoire de la médina de Tunis, de Hichem Jerbi

*Tunisiens à la Nouvelle Orléans, de Hichem Jerbi

*Caméra d’Afrique, de Férid Boughedir

1984

*Avenir, devenir des femmes tunisiennes, de Abdellatif Ben Ammar

*La voyante, de Mokhtar Ladjimi

*Couleurs fertiles, de Kalthoum Bornaz

 

1985

*L’île de Latos, de Abdelatif Bouâssida

*Au pays des Tayoun, de Selma Baccar

*De la toison au fil, de Selma Baccar

*Satellite 7 de Mokhtar Ladjimi

*Mains de femmes, femmes architectes de Fitouri Belhiba

1986

*Kerkouan, de Abdelatif Bouâssida

*Evocation d’un ribat, de Hammida Ben Ammar

*Mille et une chamelles, de Fatma Skandrani

*La sentinelle, de Mokhtar Ladjimi

 

1987

*Caméra arabe, de Férid Boughedir

*Chasseur, de Mokhtar Ladjimi

*Gorée, l’île du grand-père, de Taïeb Louhichi

 

1988

*Carnets d’un festivalier, de Abdelatif Bouâssida

*Trois personnages en quête d’un théâtre, de Khalthoum Bornaz

*Les artefacts, de Abdellatif Ben Ammar

*La peinture coloniale, de Fatma Skandrani

1991

*Médina, ma mémoire, de Fatma Skandrani

*Regard de mouette, de Khalthoum Bornaz

1992

* Ecrans d’Afrique, de Taïeb Louhichi

1993

*Les rives de la création, de Fatma Skandrani

1994

*L’arbre de la survie, de Abdellatif Ben Ammar

*Les rivages de la création, de Fatma Skandrani

*Ker Jo Oukam, de Taïeb Louhichi

*Le chant du Baye Fall, de Taïeb Louhichi

1995

*La peinture européenne sous le protectorat, de Fatma Skandrani

*Série de doc sur les peintres tunisiens, de Fatma Skandrani

*O pays qui me ressemble, de Hichem Jerbi

1996

*Touches et traces, de Fatma Skandrani

*Anastasia de Bizerte, de Mahmoud Ben Mahmoud

*Albert Samama Chikli, de Mahmoud Ben Mahmoud

1997

*La femme arabe déclare, de Fatma Skandrani

* Le Kouteb de l’huilerie, de Hichem Jerbi

*Tebourba, de Hichem Jerbi

 

1998

*Avoir 50 ans à l’an 2000, de Fatma Skandrani

*Madfoun, de Khalthoum Bornaz

*Point et oubli du feu, de Fatma Skandrani

*Femmes dans un monde de foot, de Hichem Ben Ammar

*L’orient des cafés, de Mokhtar Ladjimi

*L’impasse du temps perdu, de Elyès Baccar

1999

*Stambali, de Nawfel Saheb Ettabaâ

*Ahmed Hajri, de Fatma Skandrani

*La nuit du henné, de Mokhtar Ladjimi

*La force des petits, de Taïeb Louhichi

2000

*Promesse de ville, de Fatma Skandrani

*Les masques du silence, de Fatma Skandrani

*Cafichanta, de Hichem Ben Ammar

*Mille et une danse orientales, de Mokhtar Ladjimi

*Ennejma Ezzahra (L’étoile du Promontoire), de Mahmoud Ben Mahmoud

 

2001

*Le cinéma colonial, de Mokhtar Ladjimi

*Mille et une voix, de Mahmoud Ben Mahmoud

2002

*Farhat Hached, de Abdellatif Ben Ammar

*Raïs Labhar, de Hichem Ben Ammar

*Le chant du millénaire, de Mohamed Zran

2003

*Habib Bourguiba, de Abdellatif Ben Ammar

2004

* Les poupées de sucre de Nabeul, de Anis Lassoued

2005

*Sacrées bouteilles, de Fitouri Belhiba

*Identités plurielles, de Fitouri Belhiba

2006

*VHS (kahloucha), de Néjib Belkadhi

*Noujoum f’il kayla, de Hichem Ben Ammar

*Par hasard avec de la chance, de Kamel Regaya

*7,6 Pakistan, de Elyès Baccar

9 réponses vers “Repères pour une généalogie du documentaire tunisien”

  1. Mounir BAAZIZ a dit

    Ayant constaté que mes films n’existent pas dans la filmographie documentaire, je rappelle ce qui suit:

    FILMOGRAPHIE DOCUMENTAIRE de Mounir BAAZIZ

    2004 GHEZALA Documentaire video (DVD) pour le 26/26 et Lux Development (24’)

    1998 LES PERES AFRICAINS DE L’EGLISE CM Documentaire (26’) Prod AVS – Scenario Slah DHAOUI

    1993 SOUSSE NOSTALGIE CM DOC (20′) – Scenario de Anouar EL FENI (2ème prix au festival d’alexandrie)

    SI LE JERID M’ETAIT CONTÉ CM DOC (20′) – Scénario de A. GABOUS ET H. JERBI

    TAPIS D’ARGILE CM DOC (10′)

    LA GHRIBA MM DOC (52′) – Co-production CTF/ANABASE pour FR3 (diffusé sur FR3)

    1975 LES ENFANTS D’AILLEURS Film documentaire en vidéo co-réalisé avec
    Juan Miguel Gutierrez (Film de fin d’études INSAS Bruxelles)

  2. soniachamkhi a dit

    merci Mounir pour la précision. la filmographie est inachevée, je la complète au fur et à mesure de la récolte des informations; et j’invite tous les réalisateurs non mentionnés ou dont les titres ne sont pas entièrement indiqués de les ajouter ici

  3. Ikram_b a dit

    Slt Mme Sonia, je suis une étudiante au beaux arts.. je suis en 2emme année mastère..
    jme sen vraimn bloqué.. j’avance plu dan mon sujet :( (((( .. est ce que vous pouvez m’aider????….
    mon sujet c: la violence dans le cinéma documentaire tunisien.
    en fait g choisi comm support deux documentaires tunisien: le premier s’intitule Crocs urbains présenté au cour de l’été 2005 au festival du cinéma amateur de Kélibéa… c un documentaire réalisé par un amateur Marwen Meddeb ..
    le deuxième, dont j’ignore le titre et le non du réalisateur, parle d’une diva du sud tunisien, Mounira ethawi.. g vu ce documentaire en exclusivité au cours de Mr Hédi Khlil( vous le connaissez certainement..)
    bref, comme jvous ai di, jme sen vraimn bloqué!!!!!!!!!!!!! un coup dpousse???… s que vous pouvez me parler un peu de ce sujet ou bien me donner qelqe documents……..
    merci bcp bcp davance..
    jvou félicite de tt sqe vou faite.. vos publications surtt..
    N.B: désolé pr l’abréviation.. c l’influence des sms et des msn ;)

  4. soniachamkhi a dit

    bonsoir Ikram
    il faudrait peut-être que tu requalifies l’intitulé de ton mastère car les deux docs dont tu parles (je les ai vus tous les deux) ne me semblent pas représentatifs du documentaire tunisien.
    et puis si ce sujet ne te convient pas (la violence), il faudrait peut être réfléchir à une autre problématique où tu seras plus à l’aise
    alors:
    quels sont les films documentaires que tu connais (ou que tu peux voir facilement pour enfin les connaître)? les réalisateurs doc que tu connais et de préférence que tu apprécie? rassemble un nombre conséquent et représentatif du doc tunisien (même sur une seule décennie ou ceux réalisés par un seul cinéaste) et cherche leur dominateur commun ou une classification possible (thématique et esthétique) car il me semble que pour une première approche (si j’ai bien compris) tu sera plus à l’aise dans une approche un peu plus générale (et sérieuse) que dans un sujet pointu (la violence) pour lequel il me semble tu n’es pas suffisamment armée (et qui de surcroit ne me semble pas pertinent par rapport au doc tunisien).
    quant aux références sur le doc en général ( il n’ y a quasiment rien sur le doc tunisien) dès que j’aurai du temps, j’ajouterai une petite liste bibliographique dans cet article qui j’espère pourra t’aider. bonne chance

  5. Ikram_b a dit

    Merci Dr pour votre réponse…
    Tous ce que vous avez mentionnés est vrai…
    En fait je n’ai pas grande connaissance en ce qui concerne les doc tunisiens, et malheureusement je n’ai pas trouvé quelqu’un pour m’orienter vers le bon chemin…
    Je ne suis pas suffisamment armé pour ce sujet non plu.. Mon encadreur, que g vu 2 ou 3 fois seulement, m’a demandé de chercher 3 document : INTRODUCTION A LA PSYCHANALYSE (FREUD), SURVEILLER ET PUNIR (MICHEL Foucault) et ESTHÉTIQUE ET SOCIOLOGIE DU CINÉMA (JEAN Mitry)… je les ai tout les 3 consulté…
    Permettez-moi Professeur de vous poser quelques questions :
    -Pouvez-vous m’expliquer un peu plus ce que veut dire « une approche un peu plus générale » ?
    -Est-ce que vous me conseiller vraiment de changer carrément de sujet ?
    -Vous dites ” rassemble un nombre conséquent et représentatif du doc tunisien (même sur une seule décennie ou ceux réalisés par un seul cinéaste) et cherche leur dominateur commun ou une classification possible (thématique et esthétique) “.. j’ai pensé directement à vos réalisations……. Qu’est ce que vous en dite ??
    J’espère que mes questions ne vous dérange pas..
    J’attends votre réponse et merci encore
    Je vous souhaite une bonne soirée.

  6. Ikram_b a dit

    Bonjour Mme Sonia,
    J’ai parlé avec l’administration concernant mon mémoire, j’ai expliqué ce que vous m’avez conseillé de faire alors on m’a dit que pour pouvoir modifier l’intitulé de mon mastère ou bien chercher de nouveaux supports visuels ou changer carrément de sujet je dois apporter une épreuve écrite de tout ce que vous m’avez dite… S’il vous plaît Mme est ce que vous pouvez m’envoyer un email expliquant ce que vous avez mentionné précédemment ?
    Je me sens vraiment bloqué, je veux changer de sujet.. j’ai besoin de votre email pour qu’on me donne une autre chance.
    je vous remercie énormément..

  7. Matthieu a dit

    Bonjour,
    Et merci pour ce travail fort intéressant. Je suis à la recherche du film ” Stambali” de Sophie Ferchiou. Je ne sais comment le trouver. Avez-vous une idée ? De même pour le film “Tunis, Terre d’Afrique” de Hamadi Essid (1966). Je suis à Paris mais je me déplace régulièrement à Tunis. Merci de votre aide.

  8. selma a dit

    Bonjour,je vous remercie pour ces informations et ce remarquable travail !!!
    Je suis architecte et pour un travail personnel sur le festival de Jazz de Tabarka à ses débuts,je suis à la recherche du film de Hatem Ben Miled “Tabarka” Et autres documentaires ou documents relatifs à ce sujets , savez-vous ou est ce que je peux le trouver? merci pour votre aide et à bientot !

    • soniachamkhi a dit

      Bonjour Selma
      merçi pour ton commentaire.
      il me semble que la meilleure manière pour obtenir le film est de contacter M. Hatem Ben Miled. je n’ai pas son contact personnel. par contre, je connais sa belle fille, la talentueuse actrice Sondes BELHASSEN que tu peux trouver sur facebook (elle figure également parmi ma liste d’amis sur facebook)
      tu peux également aller à l’EDAC (à EL Omrane), je ne sais pas si M. Hatem Ben Miled y enseigne encore mais ils ont certainement ses coordonnées. a l’EDAC tu as également la chance de trouver les films que tu cherches (l’EDAC organise le festival Doc à Tunis)
      bonne chance

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